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Activités de 2018: demandez le programme!

Après plusieurs semaines d'attente, ça y est, le programme des activités de 2018 est enfin en ligne ! Vous trouverez donc ci-dessous tous les détails concernant les thés découverte, les réunions des Détectives aux Arcanes, mais aussi les ateliers, qui sont la grande nouveauté de cette année.

J'espère que tout ceci vous plaira et vous donnera envie de découvrir la cartomancie et d'approfondir vos connaissances par rapport à cette discipline passionnante !

 

 

Thés découverte
Cette année, il y aura six thés découverte. Les séances se dérouleront au rythme d'une par trimestre, avec deux séances additionnelles en été (juillet et août). Voici donc les dates et les thèmes des rencontres de 2018 :

Samedi 27 janvier : « Du tarot Visconti-Sforza à nos jours : la construction du tarot de Marseille »

Samedi 07 avril : « Dans le Cercle des Fées »

Samedi 07 juillet : « L'omniprésence du règne végétal dans les jeux divinatoires »

Samedi 21 juillet : « Le Petit Lenormand et ses variantes » (+ visite au Père Lachaise)

Samedi 25 août : « Autour du Rider-Waite Smith Tarot »

Samedi 20 octobre : « Monstres, ténèbres et expressions de la peur dans les jeux divinatoires »

 

Vous ne connaissez pas encore les thés découverte ? Consultez toutes les informations les concernant !

Des questions ? Envie de participer à ces rencontres ? Contactez-moi !

 

 

Les Détectives aux Arcanes
Envie de mener l'enquête à l'aide de vos cartes divinatoires ? Rejoignez les Détectives aux Arcanes ! Lors de nos réunions trimestrielles, nous nous appliquons à résoudre des mystères historiques ou littéraires à l'aide de nos supports favoris, apportant ainsi des éléments de réponses aux énigmes qui nous sont posées. Si ce n'est déjà fait, devenez vous aussi un(e) Détective aux Arcanes en participant à l'une des réunions de 2018 !

Samedi 10 février : Réunion 1 – tarots de tradition Rider-Waite Smith

Samedi 26 mai : Réunion 2 – Oracle Belline

Samedi 04 août : Réunion 3 – tarots de tradition Rider-Waite Smith

Samedi 17 novembre : Réunion 4 – Oracle Belline

 

Curieux de découvrir comment fonctionnent les réunions des Détectives aux Arcanes ? Consultez toutes les informations les concernant !

Des questions ? Envie de participer à une ou plusieurs séances ? Contactez-moi !

 

 

Ateliers
Les ateliers sont la grande nouveauté de 2018. Ils vous aideront à approfondir vos connaissances en matière de cartomancie et à perfectionner votre technique à travers des thèmes variés. Que vous soyez débutant ou non, vous êtes les bienvenus ! Ces séances d'apprentissage se déroulent au rythme d'une par trimestre. Voici les dates et les thèmes de 2018 :

Samedi 24 mars : « Reconnaître les différents types de supports employés en cartomancie »

Samedi 09 juin : « Tisser des liens avec son jeu »

Samedi 22 septembre : « Tarots et oracles : outils d'introspection et de connaissance de soi »

Samedi 08 décembre : « Le tirage en trois lames : formes, fonctions et applications »

 

Pour découvrir le fonctionnement des ateliers, je vous invite à consulter toutes les informations les concernant !

Des questions ? Envie de participer à une ou plusieurs de ces séances ? Contactez-moi !

 

 

Toutes les activités présentées ci-dessus sont ouvertes aux inscriptions. Si vous souhaitez participer à l'une (ou à plusieurs) d'entre elles, n'hésitez pas à me contacter ! Je serais ravie de vous accueillir et de passer ces moments avec vous afin de partager notre passion commune !

J'espère en tout cas que ce programme vous plaît. Je suis impatiente de vous retrouver très prochainement lors de ces rencontres !

À très bientôt,
Morrigann Moonshadow

Détectives aux Arcanes, août 2017

Escale en Cornouailles pour les Détectives aux Arcanes

Détectives aux Arcanes, août 2017

 

Le samedi 05 août, les Détectives aux Arcanes se sont réunis pour la troisième fois et ont enquêté sur un nouveau mystère. Cette fois-ci, une seule Détective avait répondu présente à l'appel à l'aide de mon ami le Dr Watson, mais cela a eu l'avantage de permettre de pousser les investigations à leur maximum et d'examiner tous les détails – ou presque – de l'affaire qui nous préoccupait.

 

L'inquiétude du Dr Watson
Dans sa lettre, le Dr Watson nous faisait part de ses inquiétudes quant à l'état de santé de son ami Sherlock Holmes qui, bien que mis au repos par son médecin en raison d'un surmenage beaucoup trop important, n'avait pu s'empêcher de mener l'enquête sur son lieu de retraite lorsqu'un mystère avait fait irruption dans le voisinnage. Les risques pour la santé malmenée de Holmes étant conséquents, Watson a fait appel aux Détectives aux Arcanes afin que nous résolvions l'affaire en question avant son ami pour lui éviter des dommages irréversibles.

Face à son désarroi, nous avons accepté de l'aider, d'autant que le mystère à traiter était des plus passionnants. Nous avons donc remonté le temps pour nous rendre dans les Cornouailles de 1897, où une bien étrange situation nous attendait.

 

L'œuvre du Diable ?
Par un matin de mars 1897, deux des frères Tregennis (Owen et George) avaient été retrouvés dans un état de démence dans le salon de leur belle demeure appelée Tredannick Wartha, leur sœur Brenda morte à leurs côtés. Sur chacun des trois visages, on peut lire une expression de terreur intense qui témoigne de l'horreur qui a précédé – et provoqué – la folie pour les premiers et la mort pour Brenda. Sur les lieux du drame, rien n'indiquait ce qui avait pu causer cette troublante situation.

Le témoignage du troisième frère (Mortimer) avait appris à Holmes et Watson qu'un dîner réunissant les trois frères et la sœur avait eu lieu la veille de la macabre découverte. Lorsque Mortimer avait quitté Owen, George et Brenda pour retourner chez le vicaire où il résidait, tous trois allaient bien et continuaient de jouer aux cartes comme ils l'avaient fait depuis la fin du repas. En partant, Mortimer avait pris soin de bien fermer la porte de la demeure, ce qui éliminait la possibilité de la présence d'un intrus, d'autant que la fenêtre du salon était, elle aussi, close. Rien n'avait donc changé dans la situation des victimes entre le moment où Mortimer les avait laissées et celui où elles avait été retrouvées au petit matin par Mrs Porter, la gouvernante. Les bougies et le feu de cheminée avaient quant à eux brûlé jusqu'à épuisement et s'étaient éteints d'eux-mêmes. Tout indiquait donc que le drame avait eu lieu juste après le départ de Mortimer.

Par ailleurs, toutes les personnes – y compris le médecin – ayant vu la scène macabre en l'état avaient été profondément choquées, au point de s'évanouir ou de manquer de perdre connaissance tant l'horreur qui s'en dégageait était tangible. Pour certains, ce ne pouvait être que l'œuvre du Diable, car rien d'humain ne pouvait provoquer une telle épouvante sur des visages au point de tuer ou de déclencher une telle démence. L'horreur : voilà ce qui semblait avoir tué Brenda et plongé les deux frères dans la folie.

 

L'enquête
Les Détectives aux Arcanes se sont donc penchés sur les étranges faits exposés par Watson, et notre enquête a révélé des éléments fascinants. Comme le voulait la logique, nous sommes partis du principe que ce qui s'était passé était bien le fruit d'une intervention humaine et non surnaturelle. Nous étions prêts à nous résoudre à l'explication surnaturelle uniquement à condition d'avoir éliminé toutes les autres possibilités en démontrant leur non recevabilité.

Nous avons donc établi nos premières stratégies d'investigation, qui nous ont menés à nous interroger sur ce qui s'était passé d'une part, et sur le mobile du criminel d'autre part. La reconstitution des faits à travers nos tirages fut concluante puisque nous avons réussi à comprendre dans les grandes lignes comment les choses s'étaient déroulées. Le mobile du criminel a quant à lui occupé une grande partie de notre enquête et à juste titre d'ailleurs, puisqu'en le mettant au jour, nous savions que nous trouverions la solution à cet épais mystère.

Et comme nous nous y attendions, il s'est avéré de tirage en tirage que la folie des deux frères et la mort de leur sœur étaient bien l'œuvre d'une intervention humaine et non surnaturelle. Nos tirages successifs ont permis de mettre en relief les incohérences de certains témoignages, ce qui a remis en question la crédibilité des témoins concernés. La préméditation et la notion d'argent ressortaient dans presque tous nos tirages et semblaient être les principaux fils conducteurs de cette affaire. Ainsi, nous avons pu approfondir ces pistes qui nous ont peu à peu révélé la trame des événements, nous aidant à comprendre ce qui s'était passé et qui se cachait derrière le plan machiavélique qui avait été mis en œuvre.

 

Retour en 2017
Une fois le malfaiteur identifié, nous avons pu revenir en 2017 après avoir confié nos conclusions à Watson, qui s'est empressé de les transmettre à Holmes avec toute la délicatesse qui le caractérise. Le célèbre détective a donc pu confirmer nos soupçons, d'autant que la suite des événements nous donna raison. Après des péripéties et un mort supplémentaires, Holmes parvint à prouver de façon indubitable la culpabilité du criminel, ce dont Watson nous informa dans une missive qu'il nous envoya une fois l'affaire bouclée. Dans sa lettre, il nous faisait part de tous les détails, ce qui nous aida à comprendre ce qui s'était passé et en quoi nos tirages en étaient représentatifs. Bien sûr, je ne révélerai pas ici l'identité du coupable afin de laisser à ceux et celles qui le souhaitent le plaisir de lire la nouvelle et de découvrir la solution par eux-mêmes (voir références plus bas), ce que je vous encourage vivement à faire.

En prenant connaissance de l'intégralité des faits, nous nous sommes rendu compte de la grande précisions de nos tirages qui évoquaient des éléments très spécifiques de l'affaire. Chaque tirage faisait en effet allusion à un point précis qui, malgré le contexte qui entourait les faits qui nous intéressaient, se révélait directement pertinent par rapport aux problématiques abordées. Encore une fois, cette enquête fut un franc succès pour les Détectives aux Arcanes !

 

Les leçons à retenir
Avec le lot de surprises qu'elle nous a réservées, notre enquête nous a aussi rappelé quelques leçons essentielles. Par exemple, nous avons vu qu'un mystère complexe pouvait parfaitement être démêlé uniquement à l'aide de tirages simples comme le tirage en trois lames ou le tirage en croix, voire à l'aide d'une seule lame et d'une coupe. En effet, pour les besoins de nos investigations, nous n'avons eu recours qu'à ces types de tirages, laissant les autres de côté. Ici, les questions que nous posions concernaient des aspects très précis de la situation et ces tirages suffisaient amplement puisqu'ils fournissaient les éléments dont nous avions besoin. En outre, la précision des informations correspondait exactement à ce dont nous avions besoin, ce qui nous a permis d'avancer efficacement dans notre enquête. Bien souvent, efficacité rime avec simplicité, et cet adage s'est, une fois de plus, vérifié.

L'autre grande leçon qui a émergé au cours de l'enquête concerne la précision avec laquelle les questions sont formulées. Lors de mon premier tirage, je souhaitais identifier l'arme du crime ou le moyen employé pour tuer Brenda et provoquer la folie des deux frères. De cette façon, je pensais couper court aux rumeurs d'une intervention diabolique en établissant la responsabilité humaine dans cette affaire. Pour ce faire, j'ai opté pour un tirage en croix et ai posé la question : « Qu'est-ce qui a causé la mort de Brenda et la folie des deux frères ? ». J'ai donc effectué mon tirage mais en retournant les cartes, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant qu'elles évoquaient non le moyen... mais le mobile ! Sur le coup, j'ai eu du mal à identifier à quoi correspondait le tirage puisque les cartes ne semblaient pas aborder la problématique que j'avais formulée. Toutefois, en réfléchissant, j'ai compris qu'il y avait un décalage entre ce que j'avais en tête au moment d'énoncer la question et ce que révélait le tirage. En analysant les cartes, je me suis rendu compte qu'elles répondaient bien à la question mais que celle-ci pouvait signifier deux choses : elle pouvait bien sûr interroger sur le moyen, certes, mais aussi sur les raisons qui avaient motivé le crime. Les lames évoquaient en effet bel et bien les raisons et les circonstances qui avaient poussé le malfaiteur à agir et cet aspect était, semblait-il, plus important à ce stade de l'enquête que le moyen qu'il avait employé pour parvenir à ses fins. J'ai donc noté les précieuses informations puis ai reformulé ma question afin d'avoir cette fois-ci un éclairage sur l'arme utilisée.

 

Un détective emblématique
Encore une fois, notre enquête nous a transportés dans un univers emblématique de la fiction policière puisque nous avons aidé le Docteur Watson et, par son intermédiaire, l'inénarrable Sherlock Holmes. Ce détective de légende créé par Sir Arthur Conan Doyle continue de marque les esprits encore aujourd'hui puisqu'il est sans cesse au cœur de nouvelles adaptations – plus ou moins réussies – de ses aventures, voire de nouvelles créations dans lesquelles il apparaît.

Créé peu avant les terribles crimes commis par Jack l'Éventreur, ce personnage haut en couleurs est rapidement devenu l'emblème d'un esprit brillant auquel rien n'échappe. Durant la période qui a vu l'Éventreur perpétrer ses meurtres, Holmes symbolisait d'autant plus la finesse d'esprit et l'intelligence que par contraste, il mettait en relief l'incompétence de la police – Scotland Yard – à confondre le coupable, ce qui contribuait à attiser l'inquiétude de la population et la colère envers les policiers qui étaient alors considérés comme des incapables.

Aujourd'hui, Sherlock Holmes est bien ancré dans l'inconscient collectif, à tel point que pour la plupart des gens, il représente l'archétype même du détective. Doté d'une intelligence supérieure et d'un sens de l'observation surdéveloppé, il est capable grâce à sa logique implacable de raisonner et de résoudre n'importe quel mystère. Enquêter dans cet univers fut un véritable plaisir pour les Détectives aux Arcanes, et nous confronter à un personnage d'une telle envergure fut un défi de taille que nous avons relevé avec brio !

 

Cette troisème réunion des Détectives aux Arcanes fut fascinante à bien des niveaux et l'enquête qui nous a occupés fut passionnante car elle nous a aidés à affiner nos techniques et nos méthodes de travail. Je remercie chaleureusement la Détective qui est venue me prêter main forte pour résoudre ce mystère, à la fois pour sa présence et pour son implication dans l'enquête, mais aussi pour sa bonne humeur et la pertinence de ses raisonnements qui ont permis de faire avancer les investigations.

J'ai déjà hâte d'être à la prochaine réunion, qui sera aussi la dernière de 2017. Durant celle-ci, nous enquêterons à l'aide de l'Oracle Belline. Si vous souhaitez être des nôtres, n'hésitez pas à me contacter !

À bientôt,
Morrigann Moonshadow

 

 

SUR LA PHOTO :
Le dossier d'investigation intitulé « Mystère en Cornouailles », d'après la nouvelle «
 The Adventure of the Devil's Foot Root », in His Last Bow.

Sir Arthur Conan Doyle. His Last Bow: Some Reminiscences of Sherlock Holmes. Harmondsworth: Penguin Books [Penguin Popular Classics], 1997 [1917].

The Smith-Waite Centennial Tarot Deck (Arthur Edward Waite, Pamela Colman Smith). Stamford: U.S. Games Systems, 2013.

N.B. : Le tirage présenté au centre est l'un de ceux que j'ai effectués durant cette enquête.

Détectives aux Arcanes, mai 2017

Meurtres extraordinaires à Paris pour les Détectives aux Arcanes

Détectives aux Arcanes, mai 2017

 

Ce samedi 20 mai s'est tenue la deuxième réunion des Détectives aux Arcanes. Durant cette séance, nous avons travaillé avec l'Oracle Belline sur une enquête qui nous a transportés dans le Paris du XIXème siècle. Cette fois-ci, mon ami Auguste Dupin sollicitait notre aide pour résoudre une bien étrange énigme. La lettre qu'il m'avait envoyée pour m'expliquer ce qu'il attendait de nous et les éléments qu'il y révélait étaient pour le moins troublants.

 

De bien étranges meurtres...
Les faits relatés dans la lettre établissaient que vers 3h du matin, les habitants de la rue Morgue avaient entendu des cris à glacer le sang qui provenaient du quatrième étage de la maison où vivaient Mme L'Espanaye et sa fille Camille. Lorsqu'une petite troupe d'une dizaine de voisins accompagnée de deux gendarmes força la porte de la maison et y pénétra pour voir ce qui s'y passait, les membres se dirigèrent vers les escaliers pour gravir les étages. Lorsqu'ils atteignirent le palier du premier, les cris avaient cessé et ils entendirent deux voix distinctes, dont celle d'un Français. L'autre voix n'a pu être identifiée car aucun des témoins ne put déterminer de quelle langue il s'agissait. Chacun avait bien sûr son idée sur la question mais les témoignages ne se recoupant pas sur cet aspect, il fut impossible d'être catégorique à ce sujet.

Lorsque la compagnie arriva au quatrième étage, elle trouva porte close et les voix s'étaient tues. La porte dut donc être elle aussi forcée afin qu'ils puissent pénétrer dans les appartements des deux femmes, où l'horreur et le chaos les attendaient. Un incroyable désordre régnait dans la grande pièce : les meubles, qui avaient été jetés à travers elle, étaient brisés ; les objets de valeur étaient toujours là et jonchaient le sol, tandis qu'une grande quantité de suie se trouvait dans la cheminée sur laquelle étaient posées trois épaisses tresses de cheveux humains, qui avaient été arrachées avec les racines.

Attirés par la quantité inhabituelle de suie qu'ils observèrent dans la cheminée, les témoins regardèrent dans le conduit et y découvrirent avec effroi le corps de Mlle L'Espanaye, qui avait été encastré là, tête en bas. Lorsqu'on parvint à le désencastrer, on s'aperçut que Camille avait été étranglée à mort et qu'elle était écorchée, sans doute en raison de la force qu'il avait fallu à l'assassin pour la faire entrer dans le conduit qui était très étroit. Le corps de Mme L'Espanaye fut quant à lui retrouvé dans la cour donnant sur l'arrière de la maison. La vieille femme avait été égorgée avec une telle vigueur que lorsqu'on voulut déplacer le corps, la tête s'en détacha. Comme le corps de la fille, celui de la mère était contusionné de telle manière qu'il n'y avait aucun doute quant à la violence des coups qu'elle avait reçus.

Enfin, bien qu'aucune charge solide ne puisse être retenue contre lui, un homme fut même accusé et emprisonné, à tort selon Dupin.

 

... et de maigres indices !
Non seulement les corps avaient subi un traitement inédit qui glaçait le sang, mais l'absence d'indices sur la scène de crime dérouta elle aussi les témoins et la police. En effet, comme la porte, les deux fenêtres étaient fermées de l'intérieur et ne pouvaient être ouvertes. La cheminée, quant à elle, ne permettait pas même le passage d'un gros chat.

Malgré le chaos ambiant, rien ne semblait avoir été dérobé : les 4 000 francs retirés à la banque quelques jours plus tôt étaient toujours là, de même que les bijoux, l'argenterie et des toilettes de bonne facture. Le vol n'était donc manifestement pas le mobile ayant motivé les assassins à commettre leur méfait.

Un rasoir ensanglanté fut également retrouvé sur une chaise dans la pièce principale. Il avait certainement servi à égorger Mme L'Espanaye.

Pour couronner le tout, si les témoignages recueillis s'accordaient à dire que la première voix était celle d'un Français, nul n'était parvenu à identifier la langue parlée par la seconde : un témoin affirma que c'était celle d'un Italien, mais un autre, italien cette-fois, infirma ces propos, et il en fut de même pour la plupart des langues européennes, ce qui laissa les enquêteurs perplexes.
 

L'enquête
Auguste Dupin, qui s'intéressa à l'affaire en raison du caractère extraordinaire qu'elle présentait, put se rendre sur les lieux grâce au Préfet de Paris qui l'y autorisa. Il observa les appartements de Mme et Mlle L'Espanaye en détail, examina les corps, les fenêtres et le conduit de cheminée, ce qui lui permit de nourrir ses réflexions et d'établir une théorie. Souhaitant en avoir confirmation avant de tout révéler au grand jour, il sollicitait les Détectives aux Arcanes afin que nous l'aidions à résoudre cet épais mystère.

Qui avait tué Mme et Mlle L'Espanaye ? Comment les personnes entendues sur les lieux du crime étaient-elles sorties de la pièce ? Qui était l'assassin ? Quel était son profil ? Quel était le mobile ayant mené à ces meurtres atroces ? Telles étaient les questions auxquelles nous allions tenter de répondre à l'aide de notre Oracle Belline.

Une fois les faits exposés et quelques pistes énoncées, nous avons choisi celles que nous voulions suivre et avons réfléchi aux tirages adéquats. Une fois ceux-ci configurés, nous avons pu les effectuer, les interpréter et comparer les éléments qu'ils ont mis en relief.

Chaque détective ayant effectué un premier tirage selon la piste qu'il avait choisie, nous avons pris soin d'examiner les avancées de chacun, puis avons recommencé ce processus jusqu'à ce que chaque détective ait un total de trois tirages. Durant cette phase d'investigation, nous avons pu déterminer le profil de l'assassin, la relation entre les deux voix, le mobile du crime, mais aussi comment les deux individus étaient sortis de la pièce apparemment close.

Au fil des tirages, des concordances nettes sont apparues parmi les informations recueillies par les Détectives. Par exemple, certaines cartes sont apparues chez différents enquêteurs, de même que certaines notions. Ainsi, nous sommes arrivés à la conclusion que l'assassin obéissait davantage à ses instincts qu'à un quelconque raisonnement et qu'il était dominé par une autre personne, et aussi que l'environnement dans lequel il se trouvait conditionnait son comportement. Nous avons aussi pu remettre en question l'idée de la chambre close puisque nous avons établi que malgré les apparences, toutes les issues n'étaient pas verrouillées. La notion d'élévation présente dans ces tirages nous a aidés à comprendre que les deux individus avaient dû grimper pour entrer et sortir, ce qui nous a mis sur la piste des fenêtres. En ce qui concerne le mobile, nous avons pu éliminer l'idée du vol et établir qu'il s'agissait de meurtres de circonstance.

Peu à peu, les éléments se sont emboîtés pour confirmer certaines hypothèses de départ, comme notamment celle selon laquelle le meurtrier n'était pas humain mais plutôt animal, et qu'il était passé par l'une des fenêtres. Nous avons aussi compris qu'il s'était échappé de sa captivité et avait surpris Mme et Mlle L'Espanaye et que, lorsqu'elles le découvrirent avec stupeur, il était devenu féroce et, se sentant menacé, avait commis les horribles meurtres dont Dupin nous avait informés.

Bien sûr, certaines pistes suivies par les Détectives se sont avérées être des leurres et les ont induits en erreur. Toutefois, avec les nombreux éléments recueillis au cours de notre enquête, nous avons été en mesure de reconstituer les faits dans les grandes lignes et d'envoyer à Dupin nos conclusions.

 

Retour en 2017
Lorsque vint le moment de lever le voile sur cette étrange affaire, nos conclusions ont été confirmées et précisées. En effet, nous avons découvert grâce au retour de Dupin que la pièce dans laquelle les meurtres avaient eu lieu n'était pas aussi close qu'elle en avait l'air puisque par un effet de trompe l'œil, l'une des fenêtres était en réalité ouverte, mais se coinçait toute seule lorsqu'on la fermait.

La première voix était effectivement celle d'un Français, tandis que la seconde appartenait bien à un animal, un orang-outang ramené de voyage par un marin auquel il avait échappé. Attiré par la lumière des appartements de Mme et Mlle L'Espanaye, le primate s'était introduit chez elles à leur insu en grimpant sur le paratonnerre et en entrant par la fenêtre non verrouillée. Lorsqu'elles le virent, Mlle L'Espanaye s'évanouit et sa mère se mit à crier, ce qui réveilla les instincts de défense du singe. Peu après lui, le marin français était arrivé dans la pièce par le même chemin et avait trouvé l'animal, rasoir à la main (celui avec lequel il s'était enfui), en train de faire mine de raser Mme L'Espanaye qu'il immobilisait. Sous les yeux horrifiés de l'homme, il lui trancha ensuite la gorge.

Devant ce spectacle alarmant, le marin avait réprimandé l'orang-outang qui, conscient d'avoir fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû, s'était empressé de cacher ses méfaits. Il avait donc dissimulé le corps de Mlle L'Espanaye dans la cheminée et jeté celui de Mme L'Espanaye par la fenêtre. Elle avait atterri dans la cour et les contusions observées sur sa dépouille avaient été causées par les pavés sur lesquels elle s'était écrasée avec force.

Voilà qui confirmait bien ce à quoi nous étions arrivés grâce à nos tirages : l'identité et la nature de l'assassin, le meurtre de circonstance en raison des instincts du primate, l'issue par laquelle l'orang-outang et le marin étaient entrés et sortis, le mobile des meurtres, tout y était ! L'épilogue nous rassura également, car nous apprîmes que grâce à notre aide et aux déductions de Dupin, la vérité fut établie, l'orang-outang capturé, et l'innocent libéré de prison. Du beau boulot pour les Détectives aux Arcanes !

 

Les leçons à retenir
Même si les événements ont pu être reconstitués dans les grandes lignes à travers nos tirages, cette enquête a révélé son lot de difficultés, et les Détectives ont beaucoup appris. Si travailler sur des événements qui lui sont inconnus est habituel pour le cartomancien, les Détectives en revanche ont parfois eu du mal à comprendre leurs tirages, car il faut bien avouer qu'il existe toujours un décalage entre ce que l'on extrait des cartes et les événements qui surviennent. Ceci est tout à fait normal, car les cartes donnent des directions et mettent en relief des grands types d'événements, sans toutefois en révéler tous les détails. C'est l'une des leçons apprises – et expérimentées – par les Détectives au cours de cette séance.

L'autre grande leçon est qu'en cartomancie, la méthode est importante, et ce quel que soit le support. C'est ce sur quoi insistent les différentes fiches de travail présentes dans le salon d'entraînement, en détaillant point par point la démarche à effectuer pour obtenir des tirages pertinents et compréhensibles. Pourtant, l'être humain ayant toujours tendance à vouloir aller trop vite, certains Détectives n'ont pas pris le temps de suivre cette méthode de travail point par point... et se sont retrouvés face à des tirages qu'ils ne comprenaient pas ! C'est ainsi qu'ils ont compris que la démarche exposée dans le salon d'entraînement est bel et bien indispensable car elle permet de cadrer les tirages et les interprétations que l'on en fait.

Ainsi, lorsqu'on effectue des tirages visant à obtenir des informations au moyen de questions précises comme c'était le cas ici, il est indispensable de respecter les points suivants. Tout d'abord, on formule la question en évitant les questions fermées. Ensuite, on choisit le mode de tirage approprié selon le type d'informations qu'il sera pertinent d'obtenir. Cela fait, on définit à quoi correspondront les différentes positions des cartes dans le tirage, sans quoi on ne pourra pas interpréter les cartes ! Il est hors de question de tirer des cartes « en l'air », au petit bonheur la chance et de se dire qu'après tout, il ressortira bien quelque chose du tirage ! L'analyse ne peut se faire sans que l'interprète ait posé des cadres au préalable.

De la même manière, il est indispensable de tenir compte du contexte. Les Détectives qui en ont fait abstraction ont été bien ennuyés pour rattacher les éléments obtenus dans leurs tirages aux événements dont Dupin nous avait fait part.

Pour résumer : interpréter un tirage, c'est trouver les points de convergence entre le contexte, la question, et les positions attribuées aux cartes lorsqu'on fixe les conventions du tirage. C'est ce qui permet de ne pas faire dire tout et n'importe quoi aux cartes et d'obtenir des informations intéressantes et pertinentes par rapport à la situation que l'on examine. En cartomancie, il est donc indispensable de procéder avec ordre et méthode... comme le détective qui mène son enquête ! D'après leurs expériences, m'est avis que les Détectives aux Arcanes présents samedi ont désormais bien assimilé ce point !

 

Un hommage à l'inventeur de la littérature policière...
Si comme moi vous êtes amateurs de littérature policière et/ou américaine, il ne vous aura pas échappé que l'énigme sur laquelle nous avons enquêté samedi est celle relatée par Edgar Allan Poe dans sa célèbre nouvelle The Murders in the Rue Morgue (Double assassinat dans la rue Morgue) publiée en 1841, et qu'Auguste Dupin est le détective créé par cet écrivain à l'imagination pour le moins fertile. Si vous souhaitez connaître tous les détails de cette fascinante histoire, je ne peux que vous encourager à la lire, que ce soit en anglais ou en français. Vous ne serez pas déçus de votre voyage dans le Paris du XIXème siècle !

Bien sûr, je n'ai pas choisi cette enquête au hasard. Non seulement Edgar Allan Poe est l'un de mes auteurs préférés, mais j'ai voulu pour cette deuxième réunion rendre hommage à l'inventeur de la littérature policière. En effet, saviez-vous que The Murders in the Rue Morgue est la première fiction policière ? Edgar Poe est le premier auteur à avoir publié une œuvre policière avec cette nouvelle, et tous les ingrédients désormais incontournables du genre s'y trouvent : le détective au caractère affirmé pour qui ordre, logique, méthode et analyse sont des guides infaillibles, les mystères en apparence insolubles, les témoins confus et incohérents, les policiers dépassés par les événements exceptionnels auxquels ils doivent faire face, les indices quasi inexistants, tout y est ! Ceux d'entre vous qui souhaiteraient aller plus loin dans la découverte de la littérature policière selon Edgar Poe peuvent se plonger dans les différents recueils de nouvelles disponibles en librairie et lire The Mystery of Marie Rogêt (Le Mystère de Marie Rogêt) et The Purloined Letter (La Lettre Volée), qui sont ses deux autres nouvelles policières.

 

... et au Mage Edmond !
Un autre hommage, non prémédité cette fois, s'est glissé en filigrane dans cette enquête. En effet, lorsque j'ai programmé les réunions des Détectives aux Arcanes, je n'ai pas fixé les dates avec une intention spécifique en tête. Pourtant, cette deuxième réunion s'est déroulée le 20 mai, qui est un jour particulier dans l'histoire de l'Oracle Belline puisque son créateur Jules Charles Ernest Billaudot (dit le Mage Edmond) est décédé... le 20 mai 1881 ! Si j'avais voulu le faire exprès, je n'aurais pas trouvé mieux ! C'est donc après coup, en préparant cet article, que je me suis rendu compte de cette coïncidence.

 

Cette deuxième réunion fut des plus passionnantes. Je remercie très chaleureusement les Détectives qui ont mené l'enquête, pour leur présence bien sûr, mais aussi pour leur participation active, leur implication dans l'enquête et leur bonne humeur, qui ont largement contribué à faire de cet après-midi un moment agréable, ludique et studieux. C'est avec une grande application qu'elles ont tout fait pour percer cet épais mystère, et leurs efforts ont porté leurs fruits puisqu'elles ont réussi à mettre en évidence les éléments qui ont permis de reconstituer les faits. J'espère qu'elles se sont autant amusées que moi et que les explorations que nous avons menées les ont aidées à mieux appréhender l'Oracle Belline et qu'elles leur permettront de progresser encore et toujours dans le maniement de ce très beau support.

Cette réunion à peine achevée, j'ai déjà hâte d'être à la prochaine, qui se tiendra le 05 août. Nous enquêterons à l'aide du Rider-Waite Smith Tarot. La première séance nous a permis de rendre hommage à la reine du crime tandis que la deuxième a mis à l'honneur l'inventeur de la littérature policière. La troisième s'inscrira dans cette continuité en abordant une affaire tout aussi surprenante, mais pour en savoir davantage, il faudra attendre août !

Envie de participer à la prochaine réunion et de rejoindre les Détectives aux Arcanes ? Pour vous inscrire, contactez-moi dès maintenant ! Si vous ne connaissez pas encore les Détectives aux Arcanes, je vous invite à découvrir toutes les informations les concernant sans tarder ! Je me réjouis d'avance de mener l'enquête en votre compagnie et de résoudre ainsi d'autres mystères !

À bientôt,
Morrigann Moonshadow

 

 

SUR LA PHOTO :
Au centre :

Le dossier d'investigation de la réunion du 20 mai 2017, intitulé «
 Meurtres extraordinaires à Paris », composé par mes soins à partir de la nouvelle d'Edgar Allan Poe The Murders in the Rue Morgue.

Le tirage que j'ai effectué au cours de l'enquête pour avoir une idée du portrait du meurtrier.

Le livre :
The Fall of the House of Usher and Other Writings (Edgar Allan Poe, ed. David Galloway). London: Penguin Classics (Penguin Books), 1986 [Selected Writings of Edgar Allan Poe,1967].

Le jeu :
Oracle Belline (Jules Charles Ernest Billaudot dit Mage Edmond, Marcel Belline). Paris : Grimaud, 1961.

Détectives aux Arcanes

Nouveau: les Détectives aux Arcanes!

Fin novembre, une grande nouveauté a fait son apparition chez Les Arcanes de Morrigann. Il y avait un bon moment que celle-ci était en préparation, et le secret a été très difficile à garder tant j'étais heureuse de travailler dessus !

J'ai donc le plaisir de vous présenter Les Détectives aux Arcanes, dont vous ferez peut-être partie et grâce auxquels vous pourrez pratiquer la cartomancie de façon ludique, originale et surprenante ! Ayant toujours envisagé la démarche entreprise en cartomancie comme une sorte d'enquête au cours de laquelle la recherche d'indices présents dans les cartes mène à la résolution d'énigmes (i.e. les questions du consultant), j'ai souhaité pousser cette image plus loin en mettant au point des ateliers dont le but serait, à la manière d'un club de détectives, de mener l'enquête à partir d'éléments fournis dans un dossier d'investigation. Plusieurs mois durant, j'ai réfléchi à cette idée et à la manière de la mettre en œuvre et, une fois tous les détails réglés, cette nouvelle section a pu voir le jour.

C'est ainsi que les Détectives aux Arcanes se réuniront désormais une fois par trimestre pour découvrir à chaque fois une nouvelle enquête. Durant la réunion, ils tenteront de résoudre un mystère littéraire ou historique à l'aide de leurs jeux divinatoires à partir des éléments consignés dans le dossier d'investigation qui leur sera remis en début de séance. Pour ce faire, ils devront étudier l'affaire et établir leur stratégie en construisant l'enchaînement de tirages qui les aidera à obtenir de précieuses réponses. Une fois les tirages effectués, ils pourront comparer leurs interprétations et les éléments qui en ressortent afin de reconstituer les faits. Une fois ce travail fait, la solution de l'énigme leur sera révélée et ils pourront ainsi voir de quelles manières les éléments qu'ils ont mis en relief se retrouvent dans les faits.

Vous aimez les énigmes ? Vous êtes passionné de cartomancie, ou simplement curieux de la découvrir sous un nouveau jour ? Alors ces rencontres sont faites pour vous ! Que vous soyez un cartomancien aguerri ou que vous fassiez vos premiers pas dans cette discipline, vous y êtes les bienvenus. En effet, afin de permettre à tous de profiter au mieux de ces réunions, un espace d'entraînement vous est ouvert pendant les quatre semaines qui précèdent la séance à laquelle vous êtes inscrit. Vous pouvez y réviser les bases des fonctionnement du support mis à l'honneur et travailler les méthodes de tirage qui vous seront utiles pour votre enquête.

L'aventure vous tente ? Je vous invite à en consulter le fonctionnement détaillé et le programme 2017. Pour toute question ou demande d'inscription, n'hésitez pas à me contacter !

Je me réjouis déjà de mener l'enquête en votre compagnie,
Morrigann Moonshadow

Les activités de l'été 2013

Cet été 2013 sera riche en événements puisque vous aurez la possibilité de participer à des stages et à des ateliers de cartomancie.

Fin juillet-début août se tiendra un stage sur le Tarot de Marseille (niveau Débutant) tandis qu'en août auront lieux deux stages, l'un portant sur le Petit Lenormand (niveau Débutant) et l'autre sur l'Oracle Belline (niveau Débutant). Pour consulter les détails de ces stages, je vous invite à vous rendre sur cette page.

Les ateliers sont ouverts à tous et débuteront fin juillet. Les thèmes sont les suivants: "Le langage symbolique des arcanes majeurs du tarot de Marseille", "Le langage symbolique du Rider-Waite Smith tarot", "Etude comparative du langage symbolique du tarot de Marseille et du Rider-Waite Smith tarot". Tous les détails et descriptifs des ateliers sont consultables ici.

Pour toute question ou information supplémentaire, n'hésitez pas à me contacter directement!

Vous pouvez également télécharger le programme de l'été programme de l'été qui inclut tous les détails des stages et ateliers de juillet-août. N'hésitez pas à le transmettre à toute personne susceptible d'être intéressée par ces activités!

A bientôt,
Morrigann