Fées

Avril. Dans le Cercle des Fées

Escale chez les Fées pour accueillir le printemps

À l'approche de Beltane, le thé découverte d'avril nous a entraînés sur la trace des fées. Au cours de nos explorations, nous nous sommes demandé qui elles sont, quelles sont leurs origines et leurs fonctions, d'où elles viennent et comment elles ont évolué à travers le temps, pour ensuite voir de quelle manière elles apparaissent et quels sont leurs rôles dans les jeux divinatoires.

Dans un premier temps, nous sommes remontés à l'ère préchrétienne et avons observé de quelle façon s'est faite la transition des cultures païennes vers la culture chrétienne. Ainsi, nous avons constaté que dans les sociétés préchrétiennes et en particulier celtiques, la Nature occupait une place centrale, que ce soit au niveau de la vie quotidienne ou du rapport au sacré qu'avaient ces populations. La connaissance de la Nature, de ses cycles, des animaux et des plantes était partie intégrante du mode de vie. L'existence était rythmée par les saisons et les multiples visages de la Nature, qui offrait toutes les richesses dont on avait alors besoin pour se nourrir et se soigner. Dans les multiples facettes qu'ils revêtaient, les dieux incarnaient souvent des aspects de la Nature et en étaient toujours des protecteurs.

En s'imposant, la christianisation établit un nouvel ordre dans la société et dans la manière de concevoir le Monde, et ce qui était jusque-là divinisé s'est vu diabolisé. Dès lors, l'ordre représenté par les villes et leurs institutions vint à s'opposer au chaos incarné par la Nature, la forêt et tout ce qui provenait de la sphère dite sauvage. Hiérarchie, justice et religion régnaient en ville tandis que chaos, désordre, anarchie et croyances diaboliques dominaient les espaces naturels et en particulier la forêt. Les bois devinrent alors le refuge traditionnel des brigands, des hors-la-loi et autres bandits de grand chemin, mais aussi le sanctuaire des anciennes croyances et le lieu d'aventures merveilleuses. Ainsi, les anciens dieux, toujours intrinsèquement liés à la Nature dont ils incarnaient les multiples aspects, s'y réfugièrent eux aussi et le Christianisme les ayant supplantés bien que les croyances païennes subsistaient, ils perdirent en envergure et devinrent peu à peu de ce l'on appelle des dieux diminués. Ils continuèrent à protéger la forêt et la Nature et à en faire un sanctuaire de l'Autre Monde, c'est-à-dire du plan sacré pour les Païens. Avec le temps, la culture chrétienne finit de s'imposer et ces Êtres Surnaturels ne furent plus que des réminiscences d'un monde lointain et merveilleux, tout en étant néanmoins considérés comme terribles et dangereux car païens (et donc diaboliques).

C'est ainsi qu'apparurent peu à peu les Fées telles qu'on les connaît depuis la christianisation et surtout au Moyen Âge. Ces créatures, à la fois belles et terribles, envoûtantes et craintes, n'avaient alors rien à voir avec les petits êtres pas plus hauts que le pouce que l'on connaît à l'Ère Victorienne. Les Fées médiévales sont grandes (souvent plus que les hommes) et belles, et si certains souhaitent à tout prix les rencontrer pour prouver leur valeur et leur courage, elles en sont d'autant plus craintes. En effet, elles mettent celui qui croise leur chemin face à son destin, sur lequel elles ont une influence considérable indépendamment de toute notion de bienveillance ou de malveillance au sens où l'entendent les humains. Elles incarnent les lois de la Nature et non celle des hommes, ce qui explique que le Bien et le Mal tels que les conçoivent les humains sont pour elles un non-sens : ce qui leur importe, c'est l'ordre naturel des choses, celui qui est en harmonie avec le plan sacré et, par conséquent, avec les lois du Monde et de la Nature.

Les intérêts personnels des humains les laissent indifférentes, comme en témoignent par exemple les lais bretons, qui sont des récits poétiques médiévaux dans lesquels des chevaliers partent à l'aventure et rencontrent des Fées. En pénétrant dans la forêt (souvent en traversant un cours d'eau), tous ces chevaliers passent la frontière qui les séparait jusqu'alors de l'Autre Monde, celui des Êtres Surnaturels et donc des Fées. Tous rencontrent une femme belle et envoûtante qui leur confie une quête dont ils vont chercher à s'acquitter. Lorsqu'ils reviennent dans le monde profane, ils sont irrémédiablement changés d'une manière ou d'une autre car on ne revient jamais indemne de l'Autre Monde. Les récits arthuriens – en vers ou en prose – sont eux aussi riches en rencontres féeriques, de même que les récits mythologiques qui circulaient par voie orale jusque-là et qui ont été couchés par écrit au Moyen Âge.

Ce n'est qu'à l'Ère Victorienne que les Fées prirent une autre forme... et surtout une autre stature ! Avec la popularisation des contes et des histoires pour les enfants des familles riches, ces êtres ne furent désormais pas plus hauts que le pouce, à l'image de la Fée Clochette de J.M. Barrie. Les Fées devinrent alors espiègles et facétieuses, farceuses et capricieuses, mais restèrent toujours proches de la Nature et continuèrent de véhiculer une magie d'antan.

 

Une fois ces quelques repères posés, nous avons pu avancer dans nos explorations en examinant de quelle manière ces créatures, qu'elles soient les héritières du temps mythique ou de petits êtres de contes, apparaissent dans les jeux divinatoires et comment elles y sont représentées. La variété de styles et d'univers dépeints par les supports mis en avant a permis de balayer un large panorama tout en continuant d'échanger sur les traditions et le folklore féeriques.

Avril. Dans le Cercle des Fées

 

Parmi les principaux aspects qu'ils déploient, les jeux examinés associent indiscutablement les Fées à la Nature. Ainsi, leur habitat est la forêt ou un espace gouverné par la végétation, et certaines d'entre elles apparaissent même comme des esprits protecteurs de tel ou tel arbre ou plante. Dans tous les cas, les Fées règnent sur le Destin et sont garantes de l'ordre naturel des choses, tantôt en mettant le consultant face à ce vers quoi il se dirige, tantôt en accompagnant le rythme des saisons et la répétition des cycles naturels. Bien sûr, ces éléments sont traités différemment dans les tarots et oracles présentés, mais chaque angle d'approche est intéressant, qu'il soit néo-païen (Wild Wisdom of the Faery Oracle), mythologique (Madame Endora's Fortune Cards), littéraire (The Stolen Child Tarot), folklorique (The Faeries' Oracle), ou qu'il mêle mythe, folklore, et imaginaire collectif (Twilight Realm, The Faerie Guidance Oracle, The Victorian Fairy Tarot, Tarot des Fées, Woodland Wisdom Oracle Cards).

 

Je remercie bien chaleureusement les participantes non seulement pour leur présence, mais aussi – et surtout ! – pour l'enthousiasme et la bonne humeur dont elles ont fait preuve tout au long de cette séance. Leurs contributions ont rendu ce thé découverte particulièrement vivant et agréable, et la curiosité qu'elles ont témoignée face aux traditions féeriques a largement aidé à faire connaissance avec les coutumes, les traditions et le folklore qui subsistent encore aujourd'hui dans certaines régions, le tout avec beaucoup d'humour ! Je suis enchantée d'avoir partagé ce moment avec vous ! J'espère que ce thé découverte vous a plu et qu'il vous a donné envie d'approfondir vos connaissances sur ce sujet !

Au plaisir de vous retrouver très bientôt autour d'un thé,
Morrigann

 

 

SUR LA PHOTO :
Wild Wisdom of the Faery Oracle (Lucy Cavendish, Selina Fenech). Victoria, AUS: Blue Angel Publishing, 2009.

Twillight Realm: A Tarot of Faery (Beth Wilder). Atglen, PA: Schiffer Publishing, LTD, 2010.

The Faerie Guidance Oracle (Paulina Cassidy). Woodbury, MN: Llewellyn Worldwide, 2012.

The Smith-Waite Centennial Tarot Deck (Arthur Edward Waite, Pamela Colman Smith). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2009.

Madame Endora's Fortune Cards (Chrstine Filipak, Joseph Vargo). Cleveland, OH: Monolith Graphics, 2003.

Woodland Wisdom Oracle Cards (Frances Munro, Peter Pracownik). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2011.

The Victorian Fairy Tarot (Lunaea Weatherstone, Gary A. Lippincott). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2013.

Tarot des Fées (Riccardo Minetti, Pietro Alligo, Mara Aghem). Torino : Lo Scarabeo, 2002.

The Stolen Child Tarot (Monica L. Knighton). Self-published, 2013.

The Faeries' Oracle: Working with the Faeries to Find Insight, Wisdom and Joy (Jessica Macbeth, Brian Froud). New Yok, NY: Simon & Schuster, 2000.

Déc. 2017, L'univers enchanté de Lisa Hunt

À la découverte de l'univers enchanté de Lisa Hunt

Pour le dernier thé découverte de l'année, nous avons chaussé nos bottes de sept lieues pour explorer en détail l'univers enchanté de Lisa Hunt. Voilà qui nous a permis de nous confronter à différentes cultures à travers leurs folklores, leurs légendes, leurs mythologies et leurs contes de fées. Un voyage qui s'annonçait riche en belles découvertes et en émotions et qui fut à la hauteur des attentes des aventuriers dans la peau desquels nous nous sommes glissés le temps de quelques heures !

Une fois installés dans le confortable cocon qu'est « La Fourmi Ailée », nous avons pu commencer notre périple en faisant connaissance avec l'artiste dont l'œuvre était à l'honneur cet après-midi-là. Depuis quelques années déjà, Lisa Hunt a acquis le statut d'artiste reconnue dans le monde du tarot et de la cartomancie. Chaque sortie de jeu qu'elle a créé ou auquel elle a contribué est un véritable événement pour les amateurs de supports à la fois beaux et lisibles, et nombreux sont ceux qui trépignent d'impatience dès qu'elle annonce travailler sur un nouveau projet (je plaide coupable !). Au fil du temps, Lisa Hunt a su se faire une place toute particulière dans le cœur de ceux et celles qui partagent des intérêts communs avec elle ou qui s'intéressent aux multiples manières de réécrire et d'enrichir les traditions liées à la cartomancie.

Dès le premier jeu auquel elle a collaboré – le très beau Shapeshifter Tarot –, elle a réussi à se démarquer des tendances générales tant sur le plan artistique que dans la manière d'aborder le thème choisi et a ainsi marqué les esprits des amateurs de cartomancie. Toutefois, un tel résultat n'aurait pas été possible sans une solide connaissance des mythes et de la culture abordés dans ce tarot. Or, Lisa Hunt ne s'est pas improvisée amatrice de mythologies uniquement dans le but d'illustrer ce jeu : elle est férue de mythes, de légendes, de contes de fées et de folklore depuis son plus jeune âge et, au fil du temps, elle a su se constituer un gigantesque corpus qui lui permet aujourd'hui d'avoir une connaissance encyclopédique de ces sujets qu'elle affectionne tant. Cette grande passionnée possède en effet une impressionnante collection d'ouvrages abordant les cultures mythologiques, mythiques et féeriques du monde entier, qu'il s'agisse de récits ou de références critiques et académiques.

Ainsi, les thèmes abordés dans les jeux illustrés par cette artiste de grand talent sont d'une incroyable richesse qui n'a d'égal que l'étendue de ses connaissances, qu'elle n'a de cesse d'affiner à chaque nouvelle création. Par exemple, le chamanisme, qu'il soit celtique, amérindien ou autre, est au centre de pas moins de trois jeux dans lesquels il est abordé de manière différente à chaque fois afin d'en faire ressortir des aspects complémentaires. Si l'on s'intéresse au chamanisme européen et en particulier celtique, on se tournera volontiers vers le Shapeshifter Tarot ; si l'on souhaite une approche très subtile du rôle que jouent les animaux dans les mythes du monde et de la manière dont ils sont le prolongement des dieux qu'ils accompagnent, on aura plaisir à découvrir le superbe Animals Divine Tarot, le premier jeu entièrement conçu par Lisa Hunt ; si l'on est curieux de mieux connaître la spiritualité amérindienne, on se laissera porter par le magnifique Winged Enchantment Oracle Deck, qui aborde avec beaucoup de sensibilité et de douceur la mythologie aviaire.

L'universalité et la complémentarité des mythes fait également partie des thèmes présents de façon récurrente dans les jeux de Lisa Hunt. En effet, l'ensemble des supports qu'elle a créés ou illustrés met en relief les mythes et folklores du monde entier puisqu'en les utilisant, on voyage à travers les cinq continents et l'on découvre des cultures certes très différentes les unes des autres, mais qui se font écho dans la structure de leurs mythes et dans les grands modèles qui régissent leurs spiritualités. Ainsi, il est très intéressant de pouvoir explorer des mythologies habituellement peu représentées et peu connues chez les Occidentaux telles que les mythologies asiatiques, indiennes, inuits, africaines, orientales, mayas, incas, aztèques, mais aussi celles des Amérindiens pour n'en citer que quelques-unes. Tous les systèmes de croyances sont dépeints, qu'ils appartiennent aux civilisations de l'Antiquité ou du monde moderne, et cela participe de la richesse propre au travail de Lisa Hunt en général et de ses jeux en particulier. Si cet aspect est visible dans tous les supports qu'elle a créés ou cocréés, il est particulièrement à l'honneur dans le superbe Fantastical Creatures Tarot qui déploie une impressionnante variété dans les mythologies abordées et dans le très émouvant Ghosts and Spirits Tarot qui explore les mythes, les légendes et les folklores liés au monde des morts et des esprits, permettant ainsi de voir comment ces derniers sont perçus dans les multiples cultures dépeintes.

Les mythologies et littératures celtiques sont elles aussi très présentes chez Lisa Hunt. On trouve en effet des références à ces dernières dans tous ses jeux, excepté dans The Winged Enchantment Oracle Deck qui ne s'y prête guère. L'artiste en explore donc de multiples aspects en fonction des thèmes abordés dans les supports sur lesquels elle a travaillé. Le très beau Celtic Dragon Tarot, créé en collaboration avec D.J. Conway, est quant à lui entièrement consacré aux mythologies et littératures celtiques et le résultat est splendide, tant sur le plan artistique que sur le plan divinatoire. Il concilie les motifs présents dans les cultures celtiques et les archétypes et allégories représentés dans le tarot, ce qui résulte en un jeu unique qui adapte le langage symbolique de la tradition Waite à l'univers celtique en adoptant pour fil conducteur les dragons, qui sont très présents dans ces cultures. Ce jeu est particulièrement apprécié par les amateurs de mythologies et littératures celtiques ou de dragons, mais aussi de manière générale puisqu'il fait partie de vos préférés lorsque nous nous retrouvons en consultation !

Les contes de fées tiennent eux aussi une place très importante dans l'œuvre de Lisa Hunt. Ils sont en effet pour elle une grande passion et, en plus de les connaître sur le bout des doigts à force de les collectionner, elle les a étudiés en élargissant son champ d'exploration pour l'étendre au monde entier. Voilà qui lui permet, à la fois dans ses jeux et dans l'ensemble de son travail, de faire référence aussi bien au substrat occidental qu'aux corpus asiatiques, africains, sud-américains ou orientaux et de faire allusion à des contes d'origines variées, couvrant ainsi l'ensemble des récits et traditions féeriques recensés. C'est ce qui apparaît dans deux jeux illustrés par Lisa Hunt. Le magnifique Fairy Tale Tarot, entièrement créé par l'artiste, est le premier. On y trouve des références féeriques issues de toutes les traditions ou presque, de sorte que chaque archétype du tarot prend la forme d'un personnage, d'un événement, d'un lieu, d'un objet ou de tout autre élément appartenant à un récit féerique. Ces correspondances projettent un nouvel éclairage à la fois sur la portée symbolique des archétypes du tarot et sur celle des contes de fées, que l'on appréhende alors sous un autre angle. Cette approche est d'autant plus intéressante qu'à bien y regarder, il existe des similitudes entre le travail d'analyse que l'on peut faire sur les contes de fées et les notions auxquelles ils renvoient et celui que l'on fait sur le tarot et son langage symbolique lorsqu'on l'étudie. Ici, les deux systèmes qui sont rapprochés (le tarot et les récits féeriques) se complètent et s'enrichissent l'un l'autre de manière fascinante. Le deuxième jeu consacré aux contes de fées est le Fairy Tale Lenormand, réalisé en collaboration avec Arwen Lynch. Ici, les ingrédients des contes de fées du monde sont confrontés au système du Petit Lenormand, auquel ils s'appliquent à merveille. Ce jeu est un parfait complément au Fairy Tale Tarot car il s'inscrit dans son prolongement en revisitant le langage symbolique propre à un système à l'aide d'éléments issus des contes de fées, apportant ainsi un nouvel éclairage aux significations des cartes et à leur portée symbolique. Inutile de dire que ce jeu, dont la sortie était très attendue, a rencontré un vif succès dès sa publication. Et pour cause : le souci du détail, la magie qui s'en dégage, l'atmosphère unique qui l'habite et la multitude de contes évoqués en font un outil particulièrement intéressant et agréable à manipuler. De quoi ravir les amateurs de Petits Lenormand... et les autres !

 

Déc. 2017, L'univers enchanté de Lisa Hunt

 

Durant ce thé découverte, nous avons eu la chance de pouvoir examiner tous les jeux auxquels Lisa Hunt a participé, y compris ceux qui sont aujourd'hui indisponibles auprès des éditeurs tels que le très rare Animals Divine Tarot ou le Fairy Tale Tarot, actuellement introuvable. Voilà qui a permis aux participants de les voir pour la première fois et de raviver leur intérêt pour ces merveilles. Je ne pense pas m'avancer trop en affirmant que certains attendent de pied ferme une réédition ou de tomber sur une bonne affaire pour se jeter sur l'occasion de se les procurer !

Par ailleurs, l'approche chronologique que nous avons adoptée pour explorer l'univers enchanté de Lisa Hunt a mis en relief l'évolution artistique de cette dernière et la multitude de styles qu'elle déploie dans ses diverses créations. Non seulement Lisa maîtrise à la perfection les nombreuses techniques qu'elle a apprises en école d'art, mais le talent aidant, elle arrive également à les mettre au service de son inspiration et de la vision qu'elle lui offre et à la retranscrire à la perfection sur le papier pour nous la livrer, avec tous ses détails et ses nuances. En effet, impossible lorsqu'on regarde une illustration de Lisa Hunt de passer à côté de la multitude de détails qui l'habite et de la précision avec laquelle chaque élément est disposé de manière à nous emmener dans un monde enchanté et féerique. Ainsi, des visages se forment dans la pierre et dans l'eau, des silhouettes se dessinent dans l'écorce et le feuillage des arbres, et c'est le décor tout entier qui prend vie, ce qui met en relief l'énergie vitale qui anime la Nature et lui donne une âme. Cette vision poétique est propre à l'univers artistique de Lisa Hunt et elle est présente dans tous ses jeux et transparaît dans l'ensemble de son travail.

 

Afin d'approfondir sa démarche artistique et de rendre compte de ses méthodes de travail, j'ai également consacré une partie de ce thé découverte à la formidable expérience que fut pour moi la création des logos de mon entreprise. En effet, si vous me suivez depuis un petit moment déjà ou si vous avez pris le temps de parcourir ce site, vous savez très certainement que les deux magnifiques logos qui constituent l'identité visuelle de mon entreprise ont été créés par Lisa Hunt durant l'été 2015. Je suis donc revenue sur cette belle aventure en expliquant toute la démarche, de mon premier mail contenant quelques idées aux logos finaux en passant par les différentes étapes de leur conception, dessins crayonnés de l'artiste à l'appui. Ces esquisses (imprimées à partir de leurs versions scannées) ont permis de voir les diverses propositions faites par Lisa à partir des idées que je lui avais transmises et la manière dont elles ont évolué pour aboutir aux logos que l'on connaît aujourd'hui. Ces dessins ont fait forte impression car ils sont à l'état brut, sans traitement numérique, et l'on y voit l'énergie qui anime chaque trait, ce qui les rend pour ainsi dire vivants. Inutile de dire qu'ils ont suscité l'émerveillement du petit groupe ! Je n'ai en revanche pas montré les aquarelles originales des logos finis par souci de les garder bien en sécurité et de ne pas les abîmer.

Le saviez-vous ? En plus de travailler sur des jeux divinatoires et autres créations publiées, Lisa Hunt met ses talents d'illustratrice à votre service, que vous soyez un particulier ou une entreprise : portraits personnalisés, soul drawings, création de l'identité visuelle de votre entreprise sont quelques-uns des multiples services qu'elle propose. Sur son site, vous pourrez également vous procurer ses jeux dédicacés (y compris ceux qui sont introuvables !), des dessins et peintures originaux, et en apprendre davantage sur les événements auxquels elle participe. Si vous aimez cette artiste, vous pouvez également la retrouver sur les réseaux sociaux, notamment dans son groupe Facebook où vous pourrez suivre la création du jeu sur lequel elle est en train de travailler !

 

Cette dernière séance de 2017 fut très particulière puisqu'elle s'est déroulée dans une atmosphère pleine de la magie de la période des fêtes et du passage imminent à la nouvelle année. On ne pouvait rêver meilleure façon de finir l'année ! J'ai eu beaucoup de plaisir à préparer ce thé découverte et à l'animer, non seulement parce que je suis une grande admiratrice de ce que fait Lisa Hunt, mais aussi parce que les thèmes qu'elle aborde me sont également très chers. En outre, partager cet après-midi avec les participantes qui étaient présentes fut des plus agréables. Je les remercie pour leur contribution active à cette séance, pour leurs questions et leurs remarques pertinentes, pour leur bonne humeur et leur grande bienveillance. Une belle alchimie s'est créée au sein de ce petit groupe et j'en suis ravie ! Merci à vous pour ces délicieux moments !

J'ai déjà hâte de vous retrouver en 2018, que ce soit pour les thés découverte ou pour les autres activités que j'organise. En attendant d'avoir ce plaisir, je vous souhaite un beau début d'année !

À très bientôt autour d'un thé,
Morrigann

 

 

SUR LA PHOTO :
Shapeshifter Tarot (Sirona Knight, D.J. Conway, Lisa Hunt). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2002.

Celtic Dragon Tarot (D.J. Conway, Lisa Hunt). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2003.

Animals Divine Tarot (Lisa Hunt). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2005.

Fantastical Creatures Tarot (D.J. Conway, Lisa Hunt). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2007.

Fairy Tale Tarot (Lisa Hunt). Woodbury, MN: Llewellyn Worldwide, 2009.

Ghosts and Spirits Tarot (Lisa Hunt). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2012.

The Winged Enchantment Oracle Deck (Lesley Morrison, Lisa Hunt). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2015.

Fairy Tale Lenormand (Arwen Lynch, Lisa Hunt). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2016.

Thé découverte de mai - Dans le Cercle des Fées

Pour le mois de mai, un thé découverte en compagnie des Fées

On ne compte plus les jeux divinatoires présentant des Fées. Qu'elles en soient le thème principal ou non, il semble que ces créatures fascinent, sans doute parce qu'elles touchent à ce que l'on conçoit aujourd'hui comme étant les mondes de l'imaginaire. Pourtant, leur réalité prend racine en des temps anciens où le visage qu'elles revêtaient était bien différent de celui qu'on leur attribue communément de nos jours.

On les retrouve en effet sous plusieurs formes dans les récits médiévaux, qu'ils soient littéraires ou mythologiques. Dans tous les cas, elles font partie du quotidien – plus ou moins ordinaire – de chacun et sont présentes en filigrane dans l'environnement des humains. Dans certaines contrées, les Fées sont ce que l'on appelle des « dieux diminués », c'est-à-dire que lorsque ces régions ont été christianisées, les « nouvelles » croyances ont remplacé les anciennes tandis que l'ordre apporté par les institutions – l'Église en tête – est devenu la norme. Ainsi, les villes sont devenues les lieux où l'on trouvait les honnêtes gens, ceux qui se conformaient aux lois terrestres et spirituelles et qui représentaient l'ordre établi par la morale. Face à ces espaces sécurisés et sécurisants s'élevait la forêt, qui incarnait alors le chaos sous toutes ses formes : ces étendues vertes livrées à la Nature sauvage ne connaissaient aucun ordre que ce soit puisque la végétation s'y développait de façon anarchique. Ce désordre ambiant était perçu comme dangereux, car dans la forêt, les codes établis par les hommes ne s'appliquaient pas. Ainsi, les humains y perdaient leurs repères – et leur chemin ! – et ne pouvaient contrôler ce qui s'y passait. Celui qui s'y aventurait se trouvait alors à la merci du monde sauvage, et la forêt était donc considérée comme le lieu de tous les dangers.

C'est pourquoi la forêt apparaît dans les récits médiévaux comme l'endroit où se retrouvent ceux qui pour une raison ou pour une autre ne rentrent pas dans les cadres établis par la société. Ainsi, s'y réfugient les hors-la-loi (on pensera à Robin des Bois), les voleurs, ceux qui errent, mais aussi les créatures appartenant aux anciennes traditions ainsi que les animaux merveilleux comme les licornes. Parmi ces êtres ayant fait de la forêt leur sanctuaire se trouvent les Fées, qui ne sont autres qu'une forme de mutation des dieux qui étaient au cœur des croyances d'antant. En effet, les anciennes religions étant supplantées par le Christianisme, leur influence sur les populations et les traditions s'en est trouvée réduite et comme elles n'étaient pas admises au sein des villes bien ordonnées, la forêt est devenue le nouvel habitat des dieux. Voilà qui était pourtant tout indiqué puisque de tout temps, les Êtres Surnaturels présents dans ces traditions ont été intrinsèquement liés à la Nature dont ils incarnaient les différents aspects. Faire de la forêt leur royaume a nettement réduit l'étendue de leur champ d'action, si bien qu'ils ont peu à peu mué à mesure qu'ils perdaient de leur envergure pour subsister sous la forme des Fées que l'on rencontre notamment dans les poèmes médiévaux appelés Lais Féeriques et Lais Bretons. Ces textes racontent comment des chevaliers en quête d'aventure se risquent dans la forêt et y rencontrent de belles jeunes femmes qui changeront leur destin à jamais, tantôt en leur soumettant une quête, tantôt en leur lançant des défis. À mesure que l'on avance dans le conte, on se rend compte que le chevalier a bel et bien rencontré une Fée, c'est-à-dire un Être Surnatuel. De ce fait, il est entré en contact avec l'Autre Monde, autrement dit le plan sacré, celui des mythes.

Ces intrusions dans l'Autre Monde ne laissent pas celui qui y pénètre indemne. Lorsqu'il retourne dans le monde humain en traversant à nouveau la frontière qui l'en sépare (la plupart du temps un ruisseau ou une rivière), il lui est impossible de reprendre son existence là où il l'avait laissée, pas plus qu'il ne peut continuer à y appliquer les mêmes règles qu'avant. Il n'est pas rare en effet qu'il doive obéir à une ou plusieurs règles – le plus souvent des interdits – qui lui auront été imposées par la Fée avant qu'elle ne l'autorise à repartir. Par ailleurs, les Fées décident du destin de celui qui croise leur chemin, que ce soit à son avantage ou non. En réalité, elles ne sont ni bienveillantes ni malveillantes : en tant que dieux diminués, elles agissent selon l'ordre naturel des choses, c'est-à-dire selon ce qui est bon pour le fonctionnement du Monde indépendamment de ce que souhaitent les hommes. Elles sont donc impartiales et représentent les forces de la Nature. C'est d'ailleurs de là qu'elles tiennent leur nom, car le terme fée est hérité du latin fatum (pl. fata) qui signifie destin.

À la lumière de ces éléments, on comprend pourquoi ces figures énigmatiques, grandes, belles et fascinantes sont présentées tantôt comme des alliées précieuses, tantôt comme de terribles et effrayantes rencontres. Quels que soient les textes médiévaux dans lesquels elles apparaissent, elles incarnent l'Autre Monde, celui des mythes et du plan sacré, celui des traditions pré-chrétiennes, d'où leur charisme et leur capacité naturelle à intimider celui qui les rencontre.

Or, la manière dont on conçoit les Fées a beaucoup évolué au fil des siècles, et l'on s'est parfois grandement éloigné de leur envergure originelle. Ceci est particulièrement visible au cours de l'Ère Victorienne, où elles sont reléguées au rang de divertissement pour enfants, que ce soit dans les rôles qui leur sont attribués dans les contes ou dans la manière dont on les perçoit en général. Peu à peu, elles en sont arrivées à appartenir au monde de l'enfance tandis qu'auparavant leur présence concernait tout le monde. On les a cantonnées à l'imaginaire et elles sont devenues des créatures non plus réelles, mais purement fictives. Elles ont bien sûr perdu leur envergure et leur rôle de décideuses du destin des hommes, et seuls les enfants peuvent les voir ou y croient. Les contes de fées, qui au départ s'adressaient davantage aux adultes qu'aux enfants, sont désormais considérés comme exclusivement destinés à un jeune public.

Les fées sont donc adaptées à l'imaginaire enfantin : elles perdent leur grande taille pour devenir minuscules, pas plus hautes que le pouce, à l'image de la Fée Clochette (Peter Pan, J.M. Barrie). Si elles conservent leurs liens avec la nature dont elles continuent d'incarner certains aspects de façon plus naïve, elles se révèlent facétieuses et font preuve d'espièglerie. Ainsi, on les retrouve associées à tel ou tel type de plante, et leur caractère rieur est souvent mis en avant. Le thé découverte de décembre 2016 reviendra plus en détail sur ces considérations qui méritent que l'on s'y attarde plus longuement. D'où l'idée de leur consacrer une séance !

 

Thé découverte de mai - Dans le Cercle des Fées

 

Après avoir exploré ces différents axes, nous avons observé de quelles manières les Fées étaient présentées dans un éventail de jeux varié. Ainsi, nous sommes revenus sur les Fées médiévales qui sont au cœur de nombreux tarots et oracles, et avons même eu l'occasion de remarquer que leurs rôles n'étaient parfois pas éloignés de ceux que peuvent endosser les anges, qui cohabitent d'ailleurs avec elles dans certains oracles. À travers ce voyage, nous avons donc continué de faire connaissance avec les multiples facettes des Fées, qu'elles soient dépeintes comme des réminiscences d'anciennes divinités ou qu'elles revêtent un visage plus enfantin. Mythologies, traditions folkloriques, contes pour enfants et fées victoriennes, toutes étaient au rendez-vous pour cet après-midi teinté de magie !

Par ailleurs, la diversité artistique qui s'est illustrée dans les différents jeux a permis à chacun de découvrir des supports qui ont pu raisonner avec ses sensibilités. Des jeux utilisables pour de petits tirages par les débutants à ceux qui s'adressent à des cartomanciens plus avertis, il y en a eu pour tous les goûts, y compris pour les collectionneurs qui ont pu admirer des jeux rares ou désormais introuvables.

Ce thé découverte s'est encore une fois déroulé sous le signe de la bonne humeur, de l'humour et de la chaleur humaine. Je remercie vivement les participants pour leur enthousiasme et leur curiosité envers le thème du mois, ce qui a mené à de passionnantes discussions et a permis d'ouvrir les horizons !

Je me réjouis déjà de poursuivre l'exploration de l'Autre Monde dès la prochaine séance qui aura lieu début juin et introduira la fascinante figure de l'Homme Vert – appelé Green Man en anglais. Je vous donne donc rendez-vous dans quelques semaines si vous le voulez bien !

À très bientôt autour d'un thé,
Morrigann

 

SUR LA PHOTO (de gauche à droite et de haut en bas) :
Wild Wisdom of the Faery Oracle (Lucy Cavendish, Selina Fenech). Victoria, AUS: Blue Angel Publishing, 2009.

The Victorian Fairy Tarot (Lunaea Weatherstone, Garu A. Lippincott). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2013.

The Faerie Guidance Oracle (Paulina Cassidy). Woodbury, MN: Llewellyn Worldwide, 2012.

The Faery Forest: An Oracle of the Wild Green World (Lucy Cavendish, Maxine Gadd). Victoria, AUS: Blue Angel Publishing, 2016.

Twilight Realm: A Tarot of Faery (Beth Wilder). Atglen, PA: Schiffer Publishing, LTD, 2010.

The Faeries' Oracle: Working with the Faeries to Find Insight, Wisdom and Joy (Jessica Macbeth, Brian Froud). New York, NY: Simon & Schuster, 2000.

Universal Waite Tarot Deck (Arthur Edward Waite, Pamela Colman Smith, Mary Hanson-Roberts). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 1990.

Tarot des Fées (Riccardo Minetti, Pietro Alligo, Mara Aghem). Torino: Lo Scarabeo, 200.

The Stolen Child Tarot (Monica L. Knighton). Self-published, 2013.

Madame Endora's Fortune Cards (Christine Filipak, Joseph Vargo). Cleveland, OH: Monolith Graphics, 2003.

Inspirational Wisdom from Angels & Fairies (Frances Munro, Judy Mastrangelo). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2015.

Thé découverte de juillet

Un thé découverte sous le charme des contes de fées!

Le thé découverte du 11 juillet avait pour thème "La magie des contes de fées". C'est à nouveau à La Fourmi Ailée que nous nous sommes retrouvés. L'espace d'un après-midi, nous avons voyagé à travers le temps et l'espace, mais aussi de monde en monde, explorant différents folklores et les histoires populaires qui leur sont propres.

Pour commencer ce périple, nous avons chaussé nos bottes de sept lieues et avons remonté le temps pour nous pencher sur les origines des contes de fées. En effet, il est intéressant de remarquer que ces récits, qui appartiennent aux traditions orales et la plupart du temps locales, prennent racine dans le quotidien des habitants et véhiculent des messages dont la teneur peut faire office de règle de vie, notamment pour protéger les plus jeunes d'éventuels dangers ou pour les aider à assimiler certaines leçons de vie. Par ailleurs, ces histoires populaires se sont transmises par voie orale et ce faisant, se sont peu à peu modifiées, ce qui explique en grande partie les multiples versions dont on dispose pour certains contes de nos jours.

Nous nous sommes également penchés sur les grandes figures qui ont œuvré à la compilation ou à l'écriture des contes déjà existants, telles que les frères Grimm et Andersen, mais aussi sur celles qui ont contribué à enrichir le répertoire des contes de fées en en écrivant de nouveaux, traitant ces histoires comme un véritable genre littéraire. C'est par exemple ce qu'a fait Oscar Wilde avec brio puisque les contes dont il est l'auteur font aujourd'hui partie des grands classiques au même titre que ceux qui se sont répandus par voie orale des siècles durant.

Nous avons aussi constaté que chaque peuple, chaque culture, a ses propres traditions de contes de fées, ce qui fait de ces récits symboliques quelque chose d'universel. Aussi, quoi de plus naturel, finalement, que de les utiliser pour illustrer des lames de tarot? C'est ce que nous avons examiné à travers les quelques jeux qui ont choisi ce fil conducteur. Ces jeux sont peu nombreux, certes, mais le fait qu'ils doublent le langage symbolique du tarot par celui des contes de fées en fait des outils divinatoires d'une grande richesse. D'autre part, le fait de trouver une scène d'un conte connu sur une lame facilite l'assimilation de ces significations, ce qui rend l'utilisation de ces supports encore plus intéressante.

Cependant, produire un tarot ou un oracle s'appuyant sur les contes de fées relève d'un long et minutieux travail, mais aussi d'une connaissance très approfondie à la fois du tarot et des contes. Inutile de dire que rares sont les auteurs et illustrateurs qui s'y sont attelés, d'où le petit nombre de jeux présenté au cours de cette séance. Mais que l'on ne s'y trompe pas: nous avons pris le temps d'explorer et de comparer les différents jeux entre eux, tout en nous interrogeant sur les choix des créateurs de représenter tel ou tel conte pour les différentes lames.

Thé découverte de juillet
Voilà un thé découverte que j'ai eu à nouveau beaucoup de plaisir à préparer et à animer, d'autant que les jeux qui y ont été présentés figurent parmi mes préférés. Je remercie chaleureusement les personnes qui y ont participé, car leur présence, leur intérêt, leur ouverture et vivacité d'esprit en ont fait un après-midi très enrichissant à bien des niveaux. C'est toujours avec un grand bonheur que je retrouve certains habitués, qui suivent de près ces rencontres, découvrant ainsi peu à peu la cartomancie.

Je me réjouis déjà à l'idée de préparer le prochain thé découverte qui aura lieu fin août et qui traitera d'un sujet bien différent mais non moins intéressant!

À très bientôt autour d'un thé!
Morrigann


Les jeux montrés sur la photo sont (de gauche à droite):
- The Hanson-Roberts Tarot (Mary Hanson-Roberts). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 1998.
- The Fairy Tale Tarot (Lisa Hunt).Woodbury, MN: Llewellyn Worldwide, 2009.
- Whimsical Tarot (Dorothy Morrison, Mary Hanson-Roberts). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2001.

Voyage en féerie: Ostara, l'équinoxe de printemps

Thé découverte de mars: les Fées étaient au rendez-vous!

Le thé découverte de ce samedi 14 mars fut un moment hors du temps qui nous a permis de nous préparer à accueillir le printemps en compagnie des Fées. Tout d'abord, nous sommes revenus sur ce qu'est l'équinoxe de printemps, sa place sur la Roue de l'Année et sur les traditions qui y sont liées. Ainsi, nous avons exploré la symbolique et les origines de la fête appelée Ostara, qui célèbre la fin de l'hiver et le réveil de la Nature. C'est le moment idéal pour planter des graines, au sens propre comme au sens figuré: la période est propice à la mise en place de nouveaux projets, que l'on va entretenir pour les voir se développer et s'épanouir un peu plus tard. Dans la continuité de la symbolique d'Ostara, nous nous sommes penchés sur les légendes liées à ce sabbat et avons vu de quelle manière les Fées y jouent un rôle primordial, notamment dans la façon dont elles accompagnent la Nature et veillent sur elle dans son évolution.

Une fois ces considérations posées, nous nous sommes intéressés aux jeux divinatoires qui peuvent être représentatifs des principes évoqués plus haut. Ainsi, nous avons pu découvrir un certain nombre de tarots et d'oracles qui mettent en scène des Fées dans un contexte printanier. Dans chacun d'entre eux, nous avons pu observer les liens étroits qui existent entre les Fées et la Nature. Ceux-ci sont rendus à la fois dans le décor dans lequel ces créatures évoluent et dans la manière dont elles sont dépeintes par les artistes, qui n'hésitent pas à en faire par exemple des êtres hybrides en incluant des éléments végétaux à leur morphologie.

Voyage en féerie: Ostara, l'équinoxe de printemps

La grande variété des jeux présentés, y compris par les participants, a montré un panorama assez complet et très intéressant des liens qui unissent les Fées et la Nature, en particulier lors de la période de l'équinoxe de printemps. Je remercie chaleureusement les personnes qui ont participé à ce thé découverte, à la fois pour leur bonne humeur, leur enthousiasme et leur intérêt poussé pour la cartomancie et ses trésors.

Ce thé découverte fut un très bon moment, au cours duquel des liens se sont créés entre les participants. J'y ai fait de très belles rencontres et j'en suis ravie! J'ai déjà hâte de renouveler l'expérience!

A très bientôt pour de nouvelles aventures!


N.B.: Le tapis présentant le magnifique Greenman peint par l'artiste Lisa Parker est disponible sur cette boutique en ligne, qui propose également bien d'autres articles mettant en valeur l'art de Lisa Parker.

Les jeux montrés sur cette photo sont (de gauche à droite et de haut en bas): The Faerie Guidance Oracle (Paulina Cassidy), Wild Wisdom of the Faery Oracle (Lucy Cavendish & Selina Fenech), Faerie Tarot (Nathalie Hertz), Joie de Vivre Tarot (Paulina Cassidy), Madame Endora's Fortune Cards (Christine Filipak & Joseph Vargo), Faerie Wisdom (Gilian Kemp), The Stolen Child Tarot (Monica Knighton), Woodland Wisdom Oracle Cards (Frances Munro & Peter Pracownik).