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Activités de 2018: demandez le programme!

Après plusieurs semaines d'attente, ça y est, le programme des activités de 2018 est enfin en ligne ! Vous trouverez donc ci-dessous tous les détails concernant les thés découverte, les réunions des Détectives aux Arcanes, mais aussi les ateliers, qui sont la grande nouveauté de cette année.

J'espère que tout ceci vous plaira et vous donnera envie de découvrir la cartomancie et d'approfondir vos connaissances par rapport à cette discipline passionnante !

 

 

Thés découverte
Cette année, il y aura six thés découverte. Les séances se dérouleront au rythme d'une par trimestre, avec deux séances additionnelles en été (juillet et août). Voici donc les dates et les thèmes des rencontres de 2018 :

Samedi 27 janvier : « Du tarot Visconti-Sforza à nos jours : la construction du tarot de Marseille »

Samedi 07 avril : « Dans le Cercle des Fées »

Samedi 07 juillet : « L'omniprésence du règne végétal dans les jeux divinatoires »

Samedi 21 juillet : « Le Petit Lenormand et ses variantes » (+ visite au Père Lachaise)

Samedi 25 août : « Autour du Rider-Waite Smith Tarot »

Samedi 20 octobre : « Monstres, ténèbres et expressions de la peur dans les jeux divinatoires »

 

Vous ne connaissez pas encore les thés découverte ? Consultez toutes les informations les concernant !

Des questions ? Envie de participer à ces rencontres ? Contactez-moi !

 

 

Les Détectives aux Arcanes
Envie de mener l'enquête à l'aide de vos cartes divinatoires ? Rejoignez les Détectives aux Arcanes ! Lors de nos réunions trimestrielles, nous nous appliquons à résoudre des mystères historiques ou littéraires à l'aide de nos supports favoris, apportant ainsi des éléments de réponses aux énigmes qui nous sont posées. Si ce n'est déjà fait, devenez vous aussi un(e) Détective aux Arcanes en participant à l'une des réunions de 2018 !

Samedi 10 février : Réunion 1 – tarots de tradition Rider-Waite Smith

Samedi 26 mai : Réunion 2 – Oracle Belline

Samedi 04 août : Réunion 3 – tarots de tradition Rider-Waite Smith

Samedi 17 novembre : Réunion 4 – Oracle Belline

 

Curieux de découvrir comment fonctionnent les réunions des Détectives aux Arcanes ? Consultez toutes les informations les concernant !

Des questions ? Envie de participer à une ou plusieurs séances ? Contactez-moi !

 

 

Ateliers
Les ateliers sont la grande nouveauté de 2018. Ils vous aideront à approfondir vos connaissances en matière de cartomancie et à perfectionner votre technique à travers des thèmes variés. Que vous soyez débutant ou non, vous êtes les bienvenus ! Ces séances d'apprentissage se déroulent au rythme d'une par trimestre. Voici les dates et les thèmes de 2018 :

Samedi 24 mars : « Reconnaître les différents types de supports employés en cartomancie »

Samedi 09 juin : « Tisser des liens avec son jeu »

Samedi 22 septembre : « Tarots et oracles : outils d'introspection et de connaissance de soi »

Samedi 08 décembre : « Le tirage en trois lames : formes, fonctions et applications »

 

Pour découvrir le fonctionnement des ateliers, je vous invite à consulter toutes les informations les concernant !

Des questions ? Envie de participer à une ou plusieurs de ces séances ? Contactez-moi !

 

 

Toutes les activités présentées ci-dessus sont ouvertes aux inscriptions. Si vous souhaitez participer à l'une (ou à plusieurs) d'entre elles, n'hésitez pas à me contacter ! Je serais ravie de vous accueillir et de passer ces moments avec vous afin de partager notre passion commune !

J'espère en tout cas que ce programme vous plaît. Je suis impatiente de vous retrouver très prochainement lors de ces rencontres !

À très bientôt,
Morrigann Moonshadow

Oct. 2017, De Samhain à Halloween

Un thé découverte pour préparer Samhain/Halloween!

À l'approche de Samhain/Halloween, le thé découverte d'octobre nous a entraînés dans des explorations pleines de surprises. C'est donc entre mythes, histoire et folklore que nous avons évolué au cours de cette séance, ce qui nous a permis de revenir sur les différents aspects de cette fête très ancienne et sur son évolution.

Tout d'abord, nous nous sommes intéressés aux origines de Samhain/Halloween afin de voir ce que cette fête représentait pour les Celtes et quelles étaient les croyances et les coutumes qui lui étaient associées. Ainsi, nous avons établi que Samhain (prononcer so-ween) était un terme gaélique signifiant « fin de l'été » et que par conséquent, cette fête marque l'entrée dans la période sombre de l'année et fait office de point de basculement, de seuil vers celle-ci. En effet, si les jours ont commencé à raccourcir à partir du solstice d'été et qu'ils sont moins longs que les nuits depuis l'équinoxe d'automne, c'est à partir de la fin octobre que l'on constate leur raccourcissent significatif et que l'on remarque qu'ils deviennent beaucoup plus courts que les nuits. La période d'obscurité qui commence alors est empreinte d'une atmosphère de sommeil et de repos, celui de la terre notamment, et est propice au recueillement, à l'introspection et à la gestation des nouveaux projets qui se concrétiseront lorsque la lumière dominera à nouveau et les animera de son énergie créatrice.

C'est ce moment très particulier que les Celtes ont choisi pour passer à la nouvelle année. Samhain est donc le Nouvel An celte. Les festivités démarrent quatorze jours avant la nuit qui est aujourd'hui celle du 31 octobre au 1er novembre et se terminent quatorze jours après. La nuit de Samhain se situe quant à elle littéralement hors du temps en cela qu'elle n'appartient ni à l'année qui s'achève ni à celle qui commence. Cette particularité peut sembler étrange de nos jours, mais elle trouve deux principales explications, l'une ancrée dans des constatations astronomiques, l'autre dans les croyances des Celtes. En effet, les Celtes avaient observé qu'afin de s'assurer que leur calendrier et les saisons soient toujours synchronisés, il était nécessaire de trouver un moyen de les aligner. Or, c'est exactement ce que permettait une nuit que l'on considérait chaque année comme hors du temps. L'autre explication est liée aux croyances des Celtes et en leur conception de l'Autre Monde : pour eux, l'entrée dans la période sombre était particulièrement propice aux échanges avec l'Autre Monde en raison de l'affinement du Voile qui le séparait du nôtre.

Nous en sommes donc venus à aborder le vaste sujet de l'Autre Monde tel que le concevaient les Celtes, ce qui a éclairé encore davantage notre lanterne. Comme la grande majorité des populations pré-chrétiennes, les Celtes envisageaient le Monde comme composé de deux plans : le plan sacré d'un côté, et le plan profane de l'autre. Le premier est celui sur lequel se trouvent les Êtres Surnaturels (dieux, fées, créatures merveilleuses et mythologiques, etc.) tandis que le second est le plan humain, celui de notre quotidien. Si dans certaines cultures ces deux plans sont strictement séparés et n'interagissent jamais ou que très ponctuellement, chez les Celtes ils évoluent pour ainsi dire côte à côte. En effet, pour eux l'Autre Monde désigne tout ce qui appartient au plan sacré, qu'il s'agisse de dieux, de héros, de fées, d'esprits protecteurs, d'animaux merveilleux ou de lieux, et il n'est pas rare de voir sur les cartes représentant notamment l'Irlande ou le Pays de Galles des régions lui appartenant. Ainsi, il est possible – sous certaines conditions bien sûr – aux humains de se rendre ponctuellement dans l'Autre Monde si leur mission l'exige.

Comme on le comprend à la lumière de ces éléments, l'Autre Monde celtique n'est pas, contrairement à ce que l'on pourrait croire de prime abord, uniquement le monde des morts. Bien sûr, le pays des morts, appelé Tír na nÓg (i.e. la Terre de l'Éternelle Jeunesse) chez les Irlandais, fait partie de l'Autre Monde et n'est pas accessible aux vivants, mais il est une île que l'on était capable de situer sur le plan géographique grâce aux mythes et aux épopées. De la même manière, le royaume d'Annwvyn, qui chez les Gallois est une terre de ténèbres, fait lui aussi partie de l'Autre Monde et est représenté sur les cartes qui accompagnent le Mabinogion qui compile plusieurs récits mythologiques propres au Pays de Galles. Toutefois, les Celtes cotoyaient l'Autre Monde au quotidien, ne serait-ce qu'à travers leur rapport avec la nature qui faisait intervenir des esprits et créatures protecteurs de la faune et de la flore. Dans certains récits, les humains rencontrent même des héros issus des temps mythiques (des géants tels que Fionn Mac Cumhaill et les Fianna, par exemple) ou des fées et autres êtres merveilleux.

Tous ces éléments nous ont permis de comprendre que l'Autre Monde, qui appartient au plan sacré, et le monde humain, qui fait partie du plan profane, cohabitent et se cotoient dans les croyances et les traditions celtiques. Toutefois, si les morts ne sont jamais très loin, les interactions entre ces derniers et les vivants ne sont pas monnaie courante : à moins d'être investis d'une quête ou d'une mission particulières, les vivants ne pouvaient aller rendre visite aux morts quand ils le souhaitaient, et vice versa. En effet, pour les Celtes, il existe tout de même une frontière entre les plans sacré et profane même si l'on considère que celle-ci est poreuse. Elle empêche que les deux plans ne forment plus qu'un et se confondent, ce qui mènerait comme on peut l'imaginer au chaos le plus total.

Cette frontière est symbolisée par un Voile qui s'étend entre les deux mondes afin d'en assurer la séparation. Or, Samhain est une nuit particulière puisque comme on l'a vu, elle se situe hors du temps. Cette disposition permet l'affinement du Voile, qui commence traditionnellement quatorze jours avant Samhain et se termine quatorze jours après lorsque le Voile retrouve son épaisseur habituelle. Ainsi, Samhain est le moment de l'année où le Voile est le plus fin et où les interactions avec l'Autre Monde sont facilitées. On peut alors communiquer directement avec les dieux, les fées, les esprits protecteurs et les autres Êtres Surnaturels, mais aussi avec les défunts, d'où les coutumes honorant les ancêtres et les disparus à ce moment précis. On ravive leur souvenir, on laisse des offrandes en signe que l'on pense à eux, et l'on se recueille afin de leur montrer notre attachement.

Bien que ces traditions et ces croyances apportent une forme d'apaisement, il ne faut pas oublier que l'affinement du Voile permet à tous les esprits de venir rendre visite aux humains, de ceux qui nourrissent les meilleures intentions à ceux qui pourraient se révéler dangereux par nature, jouer de mauvais tours voire être animés de mauvaises intentions. Afin de ne pas connaître de mésaventures, il était donc indispensable de s'en protéger autant que possible et la vigilance était de mise durant la nuit de Samhain si l'on ne voulait pas faire de mauvaise rencontre. Cette croyance, qui trouve son origine en des temps pré-chrétiens, a continué à se développer après la christianisation. Elle a alors été nourrie de bien des légendes, à l'image de celle de Stingy Jack (Jack l'Avare) qui est à l'origine de la tradition qui consiste aujourd'hui à graver des visages effrayants sur des citrouilles. Selon ce conte populaire, ayant réussi à se jouer du Diable et à lui faire promettre que jamais il ne réclamerait son âme, Jack l'Avare se vit refuser l'entrée au Paradis et en Enfer à sa mort tant il avait été mauvais de son vivant. Il fut alors condamné par le Diable à errer et à parcourir la terre dans la nuit noire avec pour seul guide un morceau de charbon incandescent placé à l'intérieur d'un gros navet évidé. Afin de se protéger de Jack l'Avare qui, en raison de son bannissement de l'Enfer, était considéré comme un personnage néfaste, la population se mit à évider des navets et des grosses courges, à graver des visages effrayants dessus, à placer des bougies à l'intérieur et à les poser devant les portes des habitations afin d'effrayer Jack et de le tenir à l'écart Ce n'est que lorsque les Irlandais ont immigré aux États-Unis que l'on utilisa des citrouilles au lieu de navets, car celles-ci ne poussaient pas en Irlande.

Comme on peut le voir à travers ces éléments, Samhain (et plus tard Halloween ou All Hallow's Eve, i.e. la Veille de la Toussaint), par son lien avec l'Autre Monde, n'est pas une période totalement sans danger et si certaines rencontres sont apaisantes et merveilleuses, d'autres peuvent au contraire susciter la peur. C'est pourquoi il est indispensable dans les croyances populaires de « faire peur à la peur » avant que celle-ci ait raison de nous et nous domine, d'où les traditions visant à porter des déguisements effrayants et à représenter ce qui fait l'objet des peurs les plus profondes. Voilà qui aide en effet à tenir les monstres et les démons éloignés, mais aussi à exorciser les peurs que l'on nourrit et qui refont surface avec l'obscurité ambiante. Ainsi, on se confronte directement à ses peurs pour les dominer et les priver du pouvoir qu'elles exercent sur nous.

 

Oct. 2017, De Samhain à Halloween

 

Une fois tous ces aspects explorés et complétés par l'évocation de quelques-unes des nombreuses coutumes et traditions liées à Samhain et à Halloween, nous nous sommes tournés vers les jeux illustrant le thème du jour. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'aucun des tarots et des oracles présentés n'a laissé indifférent. Chacun à leur manière, ils ont su toucher les participants par leur originalité, l'angle d'approche qu'ils adoptent et leurs qualités artistiques. Ainsi, le Deviant Moon Tarot, qui peut être quelque peu dérangeant aux yeux de certaines personnes en raison de la difformité des créatures qu'il met en scène, a séduit par le travail mis en œuvre par l'artiste et par la vision du Monde qu'il met en avant. Les aspects sombres qu'il déploie et qui peut créer le malaise chez certains a conquis les personnes qui ont assisté à cette séance car ces dernières apprécient de travailler avec leurs peurs et leur obscurité intérieure. Avec son humour décalé et quelque peu provocateur, le Tarot of the Dead a lui aussi beaucoup plu tandis que le Bohemian Gothic Tarot et le Gothic Tarot ont impressionné par leur qualité artistique et l'atmosphère si particulière qu'ils dégagent. Ils ont même littéralement envoûté l'assistance qui s'est retrouvée sous leur charme sombre et glacial.

Les jeux présentés ont permis de couvrir les multiples aspects que nous avions évoqués dans l'exposé préliminaire. Grâce à eux, nous avons donc pu explorer les interactions avec l'Autre Monde, qu'il s'agisse de retrouvailles avec les défunts ou de rencontres avec des Êtres Surnaturels, mais aussi dessiner un large panorama des croyances, des traditions, des coutumes et des symboles liés à Samhain et à Halloween. Les peurs et les explorations intérieures ont aussi été abordées, de même que les aspects les plus légers et amusants issus du folklore et de la culture populaire. Voilà qui a permis de dresser un aperçu assez complet de ce qu'est Samhain/Halloween et de son évolution, de ses origines païennes à nos jours, et de préparer cette très belle fête non seulement en ayant en tête les coutumes et traditions que l'on a envie d'adopter mais aussi en optant pour des jeux divinatoires qui s'accordent parfaitement avec la saison.

 

Encore une fois, ce thé découverte fut un très beau moment, et je ne dis pas cela uniquement parce que le mois d'octobre et Samhain sont la période de l'année que je préfère ! Cette séance fut l'occasion de très belles rencontres, avec deux participantes qui venaient pour la première fois. Je les remercie très chaleureusement pour leur présence, leur bonne humeur, l'humour dont elles ont su faire preuve et pour leurs remarques et questions pertinentes qui sont venues enrichir la séance. Je les remercie d'avoir partagé leur passion pour la cartomancie et leurs centres d'intérêt communs. Voilà qui nous a permis de développer certains des aspects mythologiques liés au thème du jour et de pousser un peu plus loin l'exploration du folklore et des légendes relatives à Samhain/Halloween. Je suis ravie d'avoir partagé ce moment avec elles, d'autant que l'alchimie du petit groupe que nous formions était parfaite !

 

Vous l'avez deviné, ce sabbat est mon préféré et je suis toujours heureuse de partager les traditions qui l'accompagnent avec ceux qui le souhaitent. C'est pourquoi pendant tout le mois d'octobre et jusqu'à la mi-novembre, je vous propose par exemple d'utiliser le très joli Halloween Tarot lors de vos consultations !

Si vous avez envie de prolonger la découverte de cette fête et d'en explorer les différents aspects, pensez aux consultations de Samhain ! À l'aide de tirages mis au point par mes soins spécialement pour ce sabbat, vous pourrez avoir un aperçu détaillé de ce que vous apporte la saison sombre ! Ces consultations sont disponibles du 17 octobre au 14 novembre seulement, alors profitez-en sans tarder !

En attendant d'avoir le plaisir de vous retrouver très prochainement autour d'un thé pour de nouvelles découvertes, je vous souhaite un magnifique mois d'octobre et de beaux préparatifs de Samhain !

À très bientôt,
Morrigann

 

 

SUR LA PHOTO :
Deviant Moon Tarot (Patrick Valenza). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2008.

Ghosts and Spirits Tarot (Lisa Hunt). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2011.

Wiccan Cards (Nada Mesar, Chatriya Hemharnvibul). Torino: Lo Scarabeo, 2005.

Ghost Tarot (Davide Corsi). Torino: Lo Scarabeo, 2014.

Tarot of the Dead (Monica L. Knighton). St Paul, MN: Llewellyn Publications, 2004.

Oracle of Shadows & Light (Lucy Cavendish, Jasmine Becket-Griffith). Victoria, AUS: Blue Angel Publishing, 2010.

The Halloween Tarot (Karin Lee, Kipling West). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 1996.

Les Vampires: Ancient Wisdom & Healing Messages from the Children of the Night (Lucy Cavendish, Jasmine Becket-Griffith). Victoria, AUS: Blue Angel Publishing, 2014.

The Bohemian Gothic Tarot (Alex Ukolov, Karen Mahony). Prague: Magic Realist Press, 2013.

The Gothic Tarot (Joseph Vargo). Cleveland, OH: Monolith Graphics, 2002.

The Halloween Oracle: Lifting the Veil between the Worlds Every Night (Stacey Demarco). Victoria, AUS: Blue Angel Publishing, 2014.

Halloween Tarot (Rodney Howington). Self-published, 2012.

Witchlings (Paulina Cassidy). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2014.

Sept. 2017, Runes et langages magiques (jeux)

Thé découverte de septembre: l'utilisation des langages magiques en cartomancie

Le samedi 16 s'est tenu le thé découverte de septembre. Durant celui-ci, nous avons étudié ce qu'apporte la présence de langages magiques aux jeux divinatoires dans lesquels ils apparaissent. Pour ce faire, nous nous sommes concentrés sur trois langages, trois alphabets magiques, à savoir l'aphabet hébraïque, les runes et les ogham (prononcer oram en vieil-irlandais ou oh-am en irlandais moderne).

 

Dans un premier temps, nous nous sommes penchés sur l'alphabet hébraïque car c'est celui que l'on trouve dans le tarot, qu'il s'agisse du Rider-Waite Smith, du Thoth ou de celui d'Oswald Wirth. Avant de nous intéresser à ces trois supports et d'expliquer les occurrences hébraïques qui s'y trouvent, nous avons commencé par rappeler en quoi cet alphabet peut être considéré comme magique et quelle est sa portée spirituelle. Pour cela, nous avons exploré quelques-uns des grands principes de la Kabbale d'une part et avons examiné les valeurs symboliques de certaines lettres d'autre part. Notre exploration nous a conduits à évoquer l'Arbre de Vie et ses différents plans d'application, mais aussi des mythes et des légendes mettant en valeur le pouvoir des lettres et des mots, comme par exemple la création d'Adam et les contes relatant des épisodes liés à la figure du golem.

Les jeux présentés pour illustrer ce thème étaient pour la grande majorité des tarots « classiques », chacun représentant une tradition différente. Ainsi, nous avons observé que le tarot d'Oswald Wirth associait de façon visible une lettre hébraïque à chaque arcane majeur, de même que le Livre de Thoth, où Aleister Crowley a repris tout en les adaptant à son système et à sa vision des choses certains des principes mis en relief par ses prédécesseurs. Quant au Rider-Waite Smith Tarot, nous avons constaté que s'il existe bien des correspondances kabbalistiques de cet ordre entre les lames et les lettres hébraïques, celles-ci ne sont pas exprimées de manière aussi évidente sur les cartes. En effet, elles se trouvent davantage sur le plan symbolique, et c'est la compréhension approfondie de chaque lame qui permet de les déceler. En revanche, on trouve bien des caractères hébraïques sur la Roue de Fortune (lame X). Dans le cercle extérieur de la Roue (i.e. le plus grand) se trouvent deux mots entrelacés : l'un est inscrit dans notre alphabet et forme les mots tarot ou rota tandis que l'autre, en hébreu cette fois, n'est autre que le nom de Dieu (YHVH). Cette occurrence, par sa nature et sa position, est d'autant plus intéressante qu'elle met en relief la connexion de cet alphabet avec le plan sacré, c'est-à-dire celui du divin et de la spiritualité, ainsi qu'avec la portée magique qu'on lui attribue.

L'autre jeu examiné dans le cadre de cette exploration, plus récent celui-là, a quant à lui soulevé de nombreuses questions en ce qui concerne l'utilisation qu'il fait de l'alphabet hébraïque. En effet, l'Oracle de la Triade emploie plusieurs systèmes symboliques qui, une fois assemblés de cette façon, présentent des défauts dans la cohérence de l'ensemble. Si l'on essaie de déchiffrer ces multiples et de les rattacher aux notions qu'ils véhiculent, on se trouve rapidement face à des incohérences qui poussent à se demander pourquoi les symboles en question ont été choisis pour être placés à ces endroits précis. Ces nonsens s'appliquent également aux lettres et mots hébraïques qui apparaissent dans le jeu, ce qui les prive de leur portée symbolique et magique, ou du moins les ampute considérablement. Cet oracle reste un jeu tout à fait convenable, à condition toutefois de ne pas trop chercher à approfondir les significations de la multitude de symboles qu'il présente. Mieux vaut donc, ici, se contenter du sens général des cartes !

 

Nous avons ensuite voyagé vers les contrées germano-scandinaves et vers les Îles Britanniques pour nous intéresser aux runes, ce que certaines des participantes attendaient avec impatience. Tout d'abord, nous sommes revenus sur les origines mythiques et historiques de cet alphabet sacré et magique, ce qui nous a permis de tordre le cou à des idées reçues malheureusement bien ancrées chez beaucoup : non, il n'existe rien de tel que des « runes celtiques » puisque les runes sont d'origine germano-scandinave et ont été acquises par Odin lorsqu'il a passé neuf jours et neuf nuits pendu par le pied à l'Arbre Monde Yggdrasil près du puits de Mimir, sacrifiant son œil afin que les runes lui soient révélées. Ces caractères composés uniquement de lignes droites étaient par exemple gravés par les Germano-Scandinaves sur les pierres tombales de leurs chefs et des plus valeureux guerriers afin que leurs noms et leurs hauts faits ne soient pas oubliés. Les mouvements de populations aidant, lorsqu'ils se sont installés dans les Îles Britanniques, les Saxons ont apporté avec eux leurs coutumes et c'est ainsi que l'on a retrouvé des pierres runiques dans les contrées celtes (en Irlande, notamment) puisqu'elles témoignaient de leurs traditions. On comprend donc à la lumière de ces éléments que les runes n'ont rien de celtique et que cette confusion n'a pas lieu d'être.

Une fois ces rappels effectués, nous avons pu nous pencher sur les utilisations magiques des runes. La nature magique et sacrée de cet alphabet ayant été définie par ses origines mythiques, nous nous sommes intéressés aux multiples manières dont il était employé par les skaldes, c'est-à-dire les poètes, aussi musiciens et chanteurs, qui maîtrisaient le pouvoir du langage et savaient influencer le monde qui les entourait à l'aide des mots, de la musique et du chant. Nous avons alors vu qu'au-delà des conseils qu'elles pouvaient prodiguer aux chefs de guerre pour établir leurs stratégies de bataille, les runes, en tant qu'outils magiques, pouvaient guérir, favoriser la bonne santé du bétail et l'abondance des récoltes ou la prospérité d'une famille ou d'une exploitation agricole, mais qu'elles pouvaient également rendre malade voire tuer, maudire le bétail et les récoltes, provoquant les maladies des bêtes et du grain, et maudire les familles en faisant s'abattre sur celles qui le méritaient selon les skaldes la pauvreté et la maladie. Avec les runes, les mots manifestent l'intention et la concrétisent.

Les jeux présentés étaient plutôt variés dans ce qu'ils mettaient en valeur à propos des runes. Tout d'abord, La Magie des Runes a beaucoup plu car il dépeint de façon très claire les notions et symboles auxquels renvoient les runes. En effet, chaque rune est liée à un aspect de l'existence et dans ce très bel oracle, les illustrations les mettent en relief, ce qui facilite la compréhension et la mémorisation des associations entre les runes et leurs significations. Grâce à Madame Endora's Fortune Cards, nous avons observé de quelle manière cet alphabet est lié au plan sacré et à une conception circulaire du temps, exprimant ainsi un cycle sans fin. Enfin, le jeu publié chez Lo Scarabeo est resté une énigme, tant dans l'incohérence de ses illustrations par rapport aux runes qu'au niveau des runes supplémentaires qu'il inclut. En effet, les illustrations n'ont pas grand-chose à voir avec ce que symbolisent les runes, mais elles ne dépeignent pas non plus des scènes relatives à la vie ou à la mythologie des Germano-Scandinaves. Quant aux « runes » non répertoriées dans les différents alphabets runiques connus, rien ne permet de déterminer leur origine, ce qui affaiblit encore davantage le jeu, d'autant que le livret accompagnateur ne donne aucune explication quant aux différents choix des créateurs de cet oracle.

 

Le troisième langage magique dont il a été question lors de cette séance est celui des ogham, qui nous a entraînés en terres celtes. Bien qu'il n'y ait aucune certitude définitive à ce sujet, on pense que le nom de ce langage sacré aussi appelé « alphabet des arbres » serait dérivé de celui du dieu Ogma, qui n'est autre que le dieu de l'éloquence. On comprend alors le caractère sacré et magique que revêt ce langage dont les utilisations sont relatées non seulement dans les traditions et coutumes des Celtes, mais aussi dans les récits mythologiques où il est notamment employé ponctuellement par Cúchulainn dans l'épopée irlandaise Táin Bó Cúailnge.

Les plus anciennes inscriptions oghamiques connues remontent au IVème siècle où elles retranscrivaient l'irlandais primitif (et ce jusqu'au Vème siècle). Du VIème au IXème siècle, elles retranscrivent ensuite le vieil-irlandais. Les Celtes ne possédaient pas de culture écrite et bannissaient la conservation de la connaissance par voie écrite car cela la désacralisait, ce qui explique que les occurrences d'écritures oghamiques connues aujourd'hui soient tardives et coïncident avec la propagation dans les Îles Britanniques d'autres langues, orales et écrites celles-ci, comme le latin. D'après l'état actuel des connaissances à ce sujet, il est raisonnable de penser que l'écriture oghamique a bénéficié de cette influence, ce qui explique les textes gravés sur des pierres gigantesques.

On sait toutefois que les ogham avaient des applications magiques et qu'ils étaient utilisés en ce sens. Ce système d'écriture à encoches, aisé à graver dans le bois ou dans la pierre, était par nature lié au sacré et à la vision spirituelle qu'avaient les Celtes du Monde. À leurs yeux, le divin et le sacré étaient tout autour d'eux et s'incarnaient dans la nature qui constituait alors un sanctuaire qui les accueillait et avec lequel il fallait vivre en harmonie. Ainsi, les animaux et les végétaux occupaient une place très importante à la fois dans le quotidien et dans les mythes. Il n'est donc pas surprenant de constater que chacun des signes de l'alphabet oghamique portait le nom d'un arbre ou d'un végétal, auquel il était associé symboliquement. De cette façon, on attribuait aux lettres les caractéristiques symboliques propres aux arbres auxquels elles faisaient référence, ce qui rentrait bien sûr en compte dans les rituels magiques.

C'est pourquoi les jeux divinatoires dont on dispose aujourd'hui et qui mettent en avant le langage oghamique prennent la forme soit de baguettes sur lesquelles sont gravées les lettres, soit de cartes dépeignant les arbres dont les ogham tirent leurs noms. Dans ce cas, l'avantage d'un jeu de cartes est de faciliter l'association entre le signe et l'arbre dans l'esprit de l'interprète, ce que font admirablement les deux jeux présentés lors de ce thé découverte. Si l'un illustre pour chaque lettre une scène qui inclut les principaux symboles qui lui sont associés (arbre, animal, etc.), l'autre fait preuve d'une grande subtilité en donnant la part belle aux arbres et en faisant ressortir la manière dont les Celtes pouvaient les considérer en leur prêtant des traits anthropomorphiques, ce qui les rend plus vivants que jamais.

 

Sept. 2017, Runes et langages magiques (jeux)

 

Les jeux présentés lors de cette séance étaient variés tant dans les traditions qu'ils mettaient en valeur que dans leurs identités artistiques. Voilà qui a permis de faire ressortir plusieurs des principaux aspects propres à chacun des langages magiques abordés et de couvrir le panorama le plus large possible les concernant. Ces différents tarots et oracles ont beaucoup plu, chacun pour des raisons diverses, tantôt liées à leur structure et à leur symbolique, tantôt en raison du travail méticuleux réalisé par les artistes. Quant aux réserves plus ou moins appuyées émises par rapport à certains d'entre eux, elles n'ont fait qu'enrichir les discussions en permettant de réfléchir sur les supports que l'on utilise et sur la pertinence des références à certaines des traditions qui y figurent.

 

Sept. 2017, Runes et langages magiques (livres 1)

 

Durant ce thé découverte, j'ai régulièrement fait référence à des ouvrages qui aident à approfondir les sujets que nous avons abordée. N'ayant pas pu les faire figurer sur le document qui est distribué aux participants par manque de place, ils sont présentés sur les photographies ci-dessus et ci-dessous, et vous en trouverez les références bibliographiques à la fin de cet article. Sur la première photographie se trouvent les ouvrages concernant la Kabbale et le tarot d'Aleister Crowley. N'hésitez pas à les consulter et à vous les procurer : tous sont abordables en cela qu'ils présentent les différents concepts simplement, sans pour autant être simplistes.

La seconde photographie propose quant à elle quelques bonnes sources sur les mythologies germano-scandinaves et celtiques. Que vous en soyez déjà amateurs ou que vous les découvriez, je ne peux que vous recommander ces lectures qui vous aideront à mieux comprendre la vision du Monde qu'avaient ces populations !

 

Spet. 2017, Runes et langages magiques (livres 2)

 

Comme on peut le voir à travers ce long article, cette séance fut très riche en découvertes. Grâce à l'exploration des différents aspects liés aux langages magiques abordés, elle a permis aux participantes de se familiariser avec des traditions souvent méconnues et d'en apprendre davantage sur les thèmes examinés. Les solides bases acquises au cours de ce thé découverte les aideront sans nul doute à poursuivre leurs explorations en portant un regard critique sur les jeux qu'elles rencontreront.

Encore une fois, ce fut un bel après-midi, et j'ai eu beaucoup de plaisir à préparer cette rencontre et à l'animer. J'espère que les participantes en ont eu tout autant à y assister ! Je les remercie chaleureusement pour leur présence et pour leurs contributions qui n'ont fait qu'enrichir encore davantage cette séance !

 

À très bientôt autour d'un thé,
Morrigann Moonshadow

 

 

SUR LES PHOTOS :
Photo 1 (jeux) :

Tarot Oswald Wirth (Oswald Wirth). Neuhausen am Rheinfall, CH : AGM-AGMüller, 1976 [Le Livre de Thot(h), 1889].

The Smith-Waite Centennial Tarot Deck (Arthur Edward Waite, Pamela Colman Smith). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2009.

Thoth Tarot Deck (Aleister Crowley, Lady Frieda Harris). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc. 1978 [1943].

Oracle de la Triade (Dominike Duplaa). Montpellier : Gange Éditions, 1998.

La Magie des Runes (Voenix). Neuhausen am Rheinfall, CH : AGM-AGMüller, 1996.

Jeu de runes (bois).

Rune Oracle. Torino : Lo Scarabeo, 2004.

Madame Endora's Fortune Cards (Christine Filipak & Joseph Vargo). Cleveland, OH: Monolith Graphics, 2003.

The Green Man Tree Oracle: Ancient wisdom from the spirit of nature (John Matthews, Will Worthington). London: Connexions Book Publishing, 2008 [2003].

Ogham: the Celtic Oracle (Andy Baggott, Peter Pracownik). Neuhausen am Rheinfall, CH : AGMüller Urania, 2004.

 

Photo 2 (livres) :
La kabbale (Gershom Scholem). Paris : Éditions Gallimard [Folio Essais], 1998 [Les Éditions du Cerf ; Keter Publishing House Ltd, 1974].

L'Arbre de Vie selon la Cabale (Z'ev ben Shimon Halevi). Gordes : Les Éditions du Relié, 2009 [Warren Kenton, 1972 ; Éditions Albin Michel, 1985].

La kabbale : Les grands mystères des textes révélés (Samuel Gabirol). Paris : De Vecchi, 2007 [1988].

La Kabbale vivante (Daniel Beresniak). Paris : Éditions Véga, 2009 [Guy Trédaniel Éditeur, 1988].

La Kabbale (Daniel Souffir). Paris : Éditions Grancher [coll. ABC], 2008.

The Chicken Qabalah of Rabbi Lamed Ben Clifford (Lon Milo Duquette). York Beach, ME: Weiser Books, 2001.

The Book of Thoth (Aleister Crowley). San Francisco, CA: Red Wheel/Weiser, 2010 [New York, NY: Ordo Templi Orientis, 1944].

The Thoth Companion: The Key to the True Symbolic Meaning of the Thoth Tarot (Michael Osiris Snuffin). Woodbury, MN: Llewellyn Worldwide, 2009.

Understanding Aleister Crowley's Thoth Tarot: an authoritative examination of the world's most fascinating and magical tarot cards (Lon Milo Duquette). San Francisco, CA - Newburyport, MA: Weiser Books, 2003 [Red Wheel/Weiser].

 

Photo 3 (livres, suite) :
L'Edda Poétique (trad., éd. & ann. Régis Boyer). Paris : Fayard [coll. L'espace intérieur], 1992.

L'Edda : Récits de mythologie nordique par Snorri Sturluson (Snorri Sturluson, trad., éd. & ann. François-Xavier Dillmann). Paris : Éditions Gallimard [coll. L'aube des peuples], 1991.

Les Druides (Christian-J. Guyonvarc'h, Françoise Leroux). Rennes : Éditions Ouest-France, 1986.

Les Celtes : histoire et dictionnaire (Venceslas Kruta). Paris : Robert Laffont [coll. Bouquins], 2000.

L'Alphabet des arbres (Myriam Philibert). Monaco : Éditions du Rocher, 2006.

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Que faire cet été chez Les Arcanes de Morrigann?

L'été est là ! Et si vous en profitiez pour consacrer du temps à vos passions et à vos loisirs ? Pour accompagner votre été, Les Arcanes de Morrigann vous proposent des activités qui vous aideront de découvrir la cartomancie et ses richesses, mais aussi de la pratiquer de façon originale à travers des ateliers ludiques. Les consultations et les cours continuent eux aussi, avec quelques particularités selon les périodes.

 

 

Les activités
Thés découverte
Trois thés découverte sont prévus cet été. Si vous souhaitez être des nôtres lors de l'une ou de plusieurs de ces séances, n'hésitez pas à vous inscrire dès maintenant !

Le samedi 1er juillet, nous nous retrouverons pour explorer le Rider-Waite Smith Tarot en tant que tradition divinatoire. Durant cette séance, nous ferons le point sur ce qu'est le Rider-Waite Smith Tarot et sur quelques-unes de ses nombreuses réécritures les plus remarquables. Attention, les inscriptions à ce thé découverte intitulé « Autour du Rider-Waite Smith Tarot » se terminent le mercredi 28 juin à 23h !

Le samedi 26 août, je vous propose de nous concentrer sur les jeux Lenormand et en particulier sur le Petit Lenormand, dont nous observerons l'évolution de ses origines à nos jours. Les inscriptions à cette séance intitulée « Le Petit Lenormand et ses variantes » sont ouvertes jusqu'au mercredi 23 août à 23h.

Le samedi 16 septembre (nous serons toujours en été !), nous nous intéresserons à la place que tiennent les runes et les langages magiques dans les jeux de cartes divinatoires. Nous reviendrons notamment sur ce que sont les runes (origines, utilisations) et les autres langages magiques dont il sera question puis nous observerons de quelles manières ils sont repris dans les jeux divinatoires. Ce thé découverte intitulé « Runes et langages magiques en cartomancie » est ouvert aux inscriptions jusqu'au mercredi 13 septembre à 23h. Attention, il ne reste plus qu'une place !

 

Rejoignez les Détectives aux Arcanes !
Envie de participer à des ateliers originaux pour y pratiquer la cartomancie de façon ludique ? Rejoignez les Détectives aux Arcanes ! Vous pourrez mener l'enquête avec vos supports divinatoires sur des mystères historiques et littéraires qui de manqueront pas de vous surprendre !

Cet été, les Détectives se réuniront le samedi 05 août à 16h et enquêteront avec le Rider-Waite Smith Tarot. Le salon d'entraînement sera accessible du vendredi 07 juillet au vendredi 04 août au soir, vous permettant ainsi de réviser les bases de l'utilisation de votre support. Quant aux inscriptions, elles se terminent le mercredi 28 juin au soir, alors si vous souhaitez être des nôtres pour cette troisième réunion, contactez-moi sans tarder !

Pour avoir un aperçu des séances précédentes, je vous invite à lire les articles revenant sur les réunions de février et de mai. Vous y découvrirez les thèmes de nos précédentes enquêtes, ce qui vous donnera une idée de ce qui vous attend si vous vous joignez à nous !

 

 

Consulter et apprendre
Cet été, les consultations et les cours continuent. Si vous êtes à Paris, n'hésitez pas à prendre rendez-vous dès que vous connaissez vos disponibilités !

Au niveau des consultations, vous pouvez bien sûr opter pour les « classiques », mais aussi, si vous recherchez quelque chose d'original, pour les Consultations des Sabbats, qui permettront d'explorer ce que vous apportent les sabbats de l'été. Les consultations de Litha sont disponibles jusqu'au 05 juillet inclus, tandis que celles de Lammas/Lughnasadh se dérouleront du 18 juillet au 15 août. Toutes les consultations sont disponibles en face à face à Paris (sur rendez-vous) ou à distance.

Au niveau des cours, là encore, deux options s'offrent à vous. Si vous habitez Paris ou la région parisienne, je vous retrouve en cours particuliers (à Paris, sur rendez-vous), ce qui vous permet de bénéficier d'un accompagnement sur mesure dans votre apprentissage. Si vous n'êtes ni à Paris ni en région parisienne, les formations à distance vous offrent la possibilité d'apprendre tout en étant encadré grâce à un système privilégiant l'échange.

Bien sûr, si vous êtes de passage à Paris cet été et souhaitez mettre en place une consultation ou des cours particuliers, c'est tout à fait possible et c'est avec grand plaisir que je vous rencontrerai ou vous retrouverai. N'hésitez pas à me contacter dès maintenant pour fixer vos rendez-vous aux créneaux qui vous conviennent !

 

 

Pause estivale
En août, les cours et les consultations s'interrompront du 10 au 22 inclus. Les derniers cours et consultations auront lieu le 09 août et l'ensemble des activités reprendra le 23. Durant cette période, je ne serai pas joignable par téléphone. Vous pouvez bien sûr me laisser des messages sur le répondeur, mais je ne vous rappellerai qu'à mon retour (à partir du 23). En revanche, je resterai joignable par voie électronique, que ce soit pour répondre à vos questions sur les activités et services proposés, pour finaliser vos inscriptions aux formations à distance, aux thés découverte et aux réunions des Détectives aux Arcanes, ou pour fixer vos rendez-vous. Il sera également possible de construire vos consultations à distance, mais les tirages seront effectués à mon retour.

Vacances obligent, il se peut que le délai de mes réponses soit un peu moins rapide que d'habitude. Rassurez-vous toutefois, je ferai mon possible pour vous répondre sous 48h maximum !

 

 

Voilà : vous savez tout sur le programme de l'été chez Les Arcanes de Morrigann ! Pour prendre rendez-vous ou pour toute question concernant les services et activités proposés, n'hésitez pas à me contacter, je vous répondrai avec grand plaisir !

En attendant d'avoir le plaisir de vous retrouver ou de vous rencontrer au cours de ces prochains mois, je vous souhaite un bel été !

À bientôt,
Morrigann

Détectives aux Arcanes, mai 2017

Meurtres extraordinaires à Paris pour les Détectives aux Arcanes

Détectives aux Arcanes, mai 2017

 

Ce samedi 20 mai s'est tenue la deuxième réunion des Détectives aux Arcanes. Durant cette séance, nous avons travaillé avec l'Oracle Belline sur une enquête qui nous a transportés dans le Paris du XIXème siècle. Cette fois-ci, mon ami Auguste Dupin sollicitait notre aide pour résoudre une bien étrange énigme. La lettre qu'il m'avait envoyée pour m'expliquer ce qu'il attendait de nous et les éléments qu'il y révélait étaient pour le moins troublants.

 

De bien étranges meurtres...
Les faits relatés dans la lettre établissaient que vers 3h du matin, les habitants de la rue Morgue avaient entendu des cris à glacer le sang qui provenaient du quatrième étage de la maison où vivaient Mme L'Espanaye et sa fille Camille. Lorsqu'une petite troupe d'une dizaine de voisins accompagnée de deux gendarmes força la porte de la maison et y pénétra pour voir ce qui s'y passait, les membres se dirigèrent vers les escaliers pour gravir les étages. Lorsqu'ils atteignirent le palier du premier, les cris avaient cessé et ils entendirent deux voix distinctes, dont celle d'un Français. L'autre voix n'a pu être identifiée car aucun des témoins ne put déterminer de quelle langue il s'agissait. Chacun avait bien sûr son idée sur la question mais les témoignages ne se recoupant pas sur cet aspect, il fut impossible d'être catégorique à ce sujet.

Lorsque la compagnie arriva au quatrième étage, elle trouva porte close et les voix s'étaient tues. La porte dut donc être elle aussi forcée afin qu'ils puissent pénétrer dans les appartements des deux femmes, où l'horreur et le chaos les attendaient. Un incroyable désordre régnait dans la grande pièce : les meubles, qui avaient été jetés à travers elle, étaient brisés ; les objets de valeur étaient toujours là et jonchaient le sol, tandis qu'une grande quantité de suie se trouvait dans la cheminée sur laquelle étaient posées trois épaisses tresses de cheveux humains, qui avaient été arrachées avec les racines.

Attirés par la quantité inhabituelle de suie qu'ils observèrent dans la cheminée, les témoins regardèrent dans le conduit et y découvrirent avec effroi le corps de Mlle L'Espanaye, qui avait été encastré là, tête en bas. Lorsqu'on parvint à le désencastrer, on s'aperçut que Camille avait été étranglée à mort et qu'elle était écorchée, sans doute en raison de la force qu'il avait fallu à l'assassin pour la faire entrer dans le conduit qui était très étroit. Le corps de Mme L'Espanaye fut quant à lui retrouvé dans la cour donnant sur l'arrière de la maison. La vieille femme avait été égorgée avec une telle vigueur que lorsqu'on voulut déplacer le corps, la tête s'en détacha. Comme le corps de la fille, celui de la mère était contusionné de telle manière qu'il n'y avait aucun doute quant à la violence des coups qu'elle avait reçus.

Enfin, bien qu'aucune charge solide ne puisse être retenue contre lui, un homme fut même accusé et emprisonné, à tort selon Dupin.

 

... et de maigres indices !
Non seulement les corps avaient subi un traitement inédit qui glaçait le sang, mais l'absence d'indices sur la scène de crime dérouta elle aussi les témoins et la police. En effet, comme la porte, les deux fenêtres étaient fermées de l'intérieur et ne pouvaient être ouvertes. La cheminée, quant à elle, ne permettait pas même le passage d'un gros chat.

Malgré le chaos ambiant, rien ne semblait avoir été dérobé : les 4 000 francs retirés à la banque quelques jours plus tôt étaient toujours là, de même que les bijoux, l'argenterie et des toilettes de bonne facture. Le vol n'était donc manifestement pas le mobile ayant motivé les assassins à commettre leur méfait.

Un rasoir ensanglanté fut également retrouvé sur une chaise dans la pièce principale. Il avait certainement servi à égorger Mme L'Espanaye.

Pour couronner le tout, si les témoignages recueillis s'accordaient à dire que la première voix était celle d'un Français, nul n'était parvenu à identifier la langue parlée par la seconde : un témoin affirma que c'était celle d'un Italien, mais un autre, italien cette-fois, infirma ces propos, et il en fut de même pour la plupart des langues européennes, ce qui laissa les enquêteurs perplexes.
 

L'enquête
Auguste Dupin, qui s'intéressa à l'affaire en raison du caractère extraordinaire qu'elle présentait, put se rendre sur les lieux grâce au Préfet de Paris qui l'y autorisa. Il observa les appartements de Mme et Mlle L'Espanaye en détail, examina les corps, les fenêtres et le conduit de cheminée, ce qui lui permit de nourrir ses réflexions et d'établir une théorie. Souhaitant en avoir confirmation avant de tout révéler au grand jour, il sollicitait les Détectives aux Arcanes afin que nous l'aidions à résoudre cet épais mystère.

Qui avait tué Mme et Mlle L'Espanaye ? Comment les personnes entendues sur les lieux du crime étaient-elles sorties de la pièce ? Qui était l'assassin ? Quel était son profil ? Quel était le mobile ayant mené à ces meurtres atroces ? Telles étaient les questions auxquelles nous allions tenter de répondre à l'aide de notre Oracle Belline.

Une fois les faits exposés et quelques pistes énoncées, nous avons choisi celles que nous voulions suivre et avons réfléchi aux tirages adéquats. Une fois ceux-ci configurés, nous avons pu les effectuer, les interpréter et comparer les éléments qu'ils ont mis en relief.

Chaque détective ayant effectué un premier tirage selon la piste qu'il avait choisie, nous avons pris soin d'examiner les avancées de chacun, puis avons recommencé ce processus jusqu'à ce que chaque détective ait un total de trois tirages. Durant cette phase d'investigation, nous avons pu déterminer le profil de l'assassin, la relation entre les deux voix, le mobile du crime, mais aussi comment les deux individus étaient sortis de la pièce apparemment close.

Au fil des tirages, des concordances nettes sont apparues parmi les informations recueillies par les Détectives. Par exemple, certaines cartes sont apparues chez différents enquêteurs, de même que certaines notions. Ainsi, nous sommes arrivés à la conclusion que l'assassin obéissait davantage à ses instincts qu'à un quelconque raisonnement et qu'il était dominé par une autre personne, et aussi que l'environnement dans lequel il se trouvait conditionnait son comportement. Nous avons aussi pu remettre en question l'idée de la chambre close puisque nous avons établi que malgré les apparences, toutes les issues n'étaient pas verrouillées. La notion d'élévation présente dans ces tirages nous a aidés à comprendre que les deux individus avaient dû grimper pour entrer et sortir, ce qui nous a mis sur la piste des fenêtres. En ce qui concerne le mobile, nous avons pu éliminer l'idée du vol et établir qu'il s'agissait de meurtres de circonstance.

Peu à peu, les éléments se sont emboîtés pour confirmer certaines hypothèses de départ, comme notamment celle selon laquelle le meurtrier n'était pas humain mais plutôt animal, et qu'il était passé par l'une des fenêtres. Nous avons aussi compris qu'il s'était échappé de sa captivité et avait surpris Mme et Mlle L'Espanaye et que, lorsqu'elles le découvrirent avec stupeur, il était devenu féroce et, se sentant menacé, avait commis les horribles meurtres dont Dupin nous avait informés.

Bien sûr, certaines pistes suivies par les Détectives se sont avérées être des leurres et les ont induits en erreur. Toutefois, avec les nombreux éléments recueillis au cours de notre enquête, nous avons été en mesure de reconstituer les faits dans les grandes lignes et d'envoyer à Dupin nos conclusions.

 

Retour en 2017
Lorsque vint le moment de lever le voile sur cette étrange affaire, nos conclusions ont été confirmées et précisées. En effet, nous avons découvert grâce au retour de Dupin que la pièce dans laquelle les meurtres avaient eu lieu n'était pas aussi close qu'elle en avait l'air puisque par un effet de trompe l'œil, l'une des fenêtres était en réalité ouverte, mais se coinçait toute seule lorsqu'on la fermait.

La première voix était effectivement celle d'un Français, tandis que la seconde appartenait bien à un animal, un orang-outang ramené de voyage par un marin auquel il avait échappé. Attiré par la lumière des appartements de Mme et Mlle L'Espanaye, le primate s'était introduit chez elles à leur insu en grimpant sur le paratonnerre et en entrant par la fenêtre non verrouillée. Lorsqu'elles le virent, Mlle L'Espanaye s'évanouit et sa mère se mit à crier, ce qui réveilla les instincts de défense du singe. Peu après lui, le marin français était arrivé dans la pièce par le même chemin et avait trouvé l'animal, rasoir à la main (celui avec lequel il s'était enfui), en train de faire mine de raser Mme L'Espanaye qu'il immobilisait. Sous les yeux horrifiés de l'homme, il lui trancha ensuite la gorge.

Devant ce spectacle alarmant, le marin avait réprimandé l'orang-outang qui, conscient d'avoir fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû, s'était empressé de cacher ses méfaits. Il avait donc dissimulé le corps de Mlle L'Espanaye dans la cheminée et jeté celui de Mme L'Espanaye par la fenêtre. Elle avait atterri dans la cour et les contusions observées sur sa dépouille avaient été causées par les pavés sur lesquels elle s'était écrasée avec force.

Voilà qui confirmait bien ce à quoi nous étions arrivés grâce à nos tirages : l'identité et la nature de l'assassin, le meurtre de circonstance en raison des instincts du primate, l'issue par laquelle l'orang-outang et le marin étaient entrés et sortis, le mobile des meurtres, tout y était ! L'épilogue nous rassura également, car nous apprîmes que grâce à notre aide et aux déductions de Dupin, la vérité fut établie, l'orang-outang capturé, et l'innocent libéré de prison. Du beau boulot pour les Détectives aux Arcanes !

 

Les leçons à retenir
Même si les événements ont pu être reconstitués dans les grandes lignes à travers nos tirages, cette enquête a révélé son lot de difficultés, et les Détectives ont beaucoup appris. Si travailler sur des événements qui lui sont inconnus est habituel pour le cartomancien, les Détectives en revanche ont parfois eu du mal à comprendre leurs tirages, car il faut bien avouer qu'il existe toujours un décalage entre ce que l'on extrait des cartes et les événements qui surviennent. Ceci est tout à fait normal, car les cartes donnent des directions et mettent en relief des grands types d'événements, sans toutefois en révéler tous les détails. C'est l'une des leçons apprises – et expérimentées – par les Détectives au cours de cette séance.

L'autre grande leçon est qu'en cartomancie, la méthode est importante, et ce quel que soit le support. C'est ce sur quoi insistent les différentes fiches de travail présentes dans le salon d'entraînement, en détaillant point par point la démarche à effectuer pour obtenir des tirages pertinents et compréhensibles. Pourtant, l'être humain ayant toujours tendance à vouloir aller trop vite, certains Détectives n'ont pas pris le temps de suivre cette méthode de travail point par point... et se sont retrouvés face à des tirages qu'ils ne comprenaient pas ! C'est ainsi qu'ils ont compris que la démarche exposée dans le salon d'entraînement est bel et bien indispensable car elle permet de cadrer les tirages et les interprétations que l'on en fait.

Ainsi, lorsqu'on effectue des tirages visant à obtenir des informations au moyen de questions précises comme c'était le cas ici, il est indispensable de respecter les points suivants. Tout d'abord, on formule la question en évitant les questions fermées. Ensuite, on choisit le mode de tirage approprié selon le type d'informations qu'il sera pertinent d'obtenir. Cela fait, on définit à quoi correspondront les différentes positions des cartes dans le tirage, sans quoi on ne pourra pas interpréter les cartes ! Il est hors de question de tirer des cartes « en l'air », au petit bonheur la chance et de se dire qu'après tout, il ressortira bien quelque chose du tirage ! L'analyse ne peut se faire sans que l'interprète ait posé des cadres au préalable.

De la même manière, il est indispensable de tenir compte du contexte. Les Détectives qui en ont fait abstraction ont été bien ennuyés pour rattacher les éléments obtenus dans leurs tirages aux événements dont Dupin nous avait fait part.

Pour résumer : interpréter un tirage, c'est trouver les points de convergence entre le contexte, la question, et les positions attribuées aux cartes lorsqu'on fixe les conventions du tirage. C'est ce qui permet de ne pas faire dire tout et n'importe quoi aux cartes et d'obtenir des informations intéressantes et pertinentes par rapport à la situation que l'on examine. En cartomancie, il est donc indispensable de procéder avec ordre et méthode... comme le détective qui mène son enquête ! D'après leurs expériences, m'est avis que les Détectives aux Arcanes présents samedi ont désormais bien assimilé ce point !

 

Un hommage à l'inventeur de la littérature policière...
Si comme moi vous êtes amateurs de littérature policière et/ou américaine, il ne vous aura pas échappé que l'énigme sur laquelle nous avons enquêté samedi est celle relatée par Edgar Allan Poe dans sa célèbre nouvelle The Murders in the Rue Morgue (Double assassinat dans la rue Morgue) publiée en 1841, et qu'Auguste Dupin est le détective créé par cet écrivain à l'imagination pour le moins fertile. Si vous souhaitez connaître tous les détails de cette fascinante histoire, je ne peux que vous encourager à la lire, que ce soit en anglais ou en français. Vous ne serez pas déçus de votre voyage dans le Paris du XIXème siècle !

Bien sûr, je n'ai pas choisi cette enquête au hasard. Non seulement Edgar Allan Poe est l'un de mes auteurs préférés, mais j'ai voulu pour cette deuxième réunion rendre hommage à l'inventeur de la littérature policière. En effet, saviez-vous que The Murders in the Rue Morgue est la première fiction policière ? Edgar Poe est le premier auteur à avoir publié une œuvre policière avec cette nouvelle, et tous les ingrédients désormais incontournables du genre s'y trouvent : le détective au caractère affirmé pour qui ordre, logique, méthode et analyse sont des guides infaillibles, les mystères en apparence insolubles, les témoins confus et incohérents, les policiers dépassés par les événements exceptionnels auxquels ils doivent faire face, les indices quasi inexistants, tout y est ! Ceux d'entre vous qui souhaiteraient aller plus loin dans la découverte de la littérature policière selon Edgar Poe peuvent se plonger dans les différents recueils de nouvelles disponibles en librairie et lire The Mystery of Marie Rogêt (Le Mystère de Marie Rogêt) et The Purloined Letter (La Lettre Volée), qui sont ses deux autres nouvelles policières.

 

... et au Mage Edmond !
Un autre hommage, non prémédité cette fois, s'est glissé en filigrane dans cette enquête. En effet, lorsque j'ai programmé les réunions des Détectives aux Arcanes, je n'ai pas fixé les dates avec une intention spécifique en tête. Pourtant, cette deuxième réunion s'est déroulée le 20 mai, qui est un jour particulier dans l'histoire de l'Oracle Belline puisque son créateur Jules Charles Ernest Billaudot (dit le Mage Edmond) est décédé... le 20 mai 1881 ! Si j'avais voulu le faire exprès, je n'aurais pas trouvé mieux ! C'est donc après coup, en préparant cet article, que je me suis rendu compte de cette coïncidence.

 

Cette deuxième réunion fut des plus passionnantes. Je remercie très chaleureusement les Détectives qui ont mené l'enquête, pour leur présence bien sûr, mais aussi pour leur participation active, leur implication dans l'enquête et leur bonne humeur, qui ont largement contribué à faire de cet après-midi un moment agréable, ludique et studieux. C'est avec une grande application qu'elles ont tout fait pour percer cet épais mystère, et leurs efforts ont porté leurs fruits puisqu'elles ont réussi à mettre en évidence les éléments qui ont permis de reconstituer les faits. J'espère qu'elles se sont autant amusées que moi et que les explorations que nous avons menées les ont aidées à mieux appréhender l'Oracle Belline et qu'elles leur permettront de progresser encore et toujours dans le maniement de ce très beau support.

Cette réunion à peine achevée, j'ai déjà hâte d'être à la prochaine, qui se tiendra le 05 août. Nous enquêterons à l'aide du Rider-Waite Smith Tarot. La première séance nous a permis de rendre hommage à la reine du crime tandis que la deuxième a mis à l'honneur l'inventeur de la littérature policière. La troisième s'inscrira dans cette continuité en abordant une affaire tout aussi surprenante, mais pour en savoir davantage, il faudra attendre août !

Envie de participer à la prochaine réunion et de rejoindre les Détectives aux Arcanes ? Pour vous inscrire, contactez-moi dès maintenant ! Si vous ne connaissez pas encore les Détectives aux Arcanes, je vous invite à découvrir toutes les informations les concernant sans tarder ! Je me réjouis d'avance de mener l'enquête en votre compagnie et de résoudre ainsi d'autres mystères !

À bientôt,
Morrigann Moonshadow

 

 

SUR LA PHOTO :
Au centre :

Le dossier d'investigation de la réunion du 20 mai 2017, intitulé «
 Meurtres extraordinaires à Paris », composé par mes soins à partir de la nouvelle d'Edgar Allan Poe The Murders in the Rue Morgue.

Le tirage que j'ai effectué au cours de l'enquête pour avoir une idée du portrait du meurtrier.

Le livre :
The Fall of the House of Usher and Other Writings (Edgar Allan Poe, ed. David Galloway). London: Penguin Classics (Penguin Books), 1986 [Selected Writings of Edgar Allan Poe,1967].

Le jeu :
Oracle Belline (Jules Charles Ernest Billaudot dit Mage Edmond, Marcel Belline). Paris : Grimaud, 1961.