Jour après jour...

Bienvenue sur le blog des Arcanes de Morrigann !

Suivez les développements du site au jour le jour et tenez-vous au courant des activités que je propose ! Entre retours sur mes participations à différents événements, les thés découverte, les réunions des Détectives aux Arcanes, et articles destinés à vous faire davantage connaître la cartomancie, parcourez ces pages au gré de vos envies, laissez-vous guider par votre curiosité, et réagissez grâce aux commentaires !

Pour faciliter la navigation, les articles sont rassemblés autour de quatre grands axes :

Journal de bord
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Autour des Arcanes de Morrigann
Autour de la cartomancie
Journal d'écriture

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Bonne lecture,
Morrigann Moonshadow

 

 

 

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Des mises à jour sont en cours!

Dans les prochains jours voire semaines, des mises à jour seront effectuées et des modifications feront leur apparition sur le site afin de faciliter la navigation et de la rendre encore plus agréable. Ces mises à jour concerneront principalement des réajustements dans le menu horizontal qui visent par ailleurs à préparer l'arrivée de nouveaux contenus.

Par exemple, la section « Apprentissage » a déjà été modifiée afin de mettre en relief les deux modes d'apprentissage disponibles et de rendre les informations accessibles plus rapidement. Dans les prochains jours, une nouvelle page sera ajoutée au sujet des cours particuliers (mais je n'en dis pas plus pour l'instant, vous la découvrirez lorsqu'elle sera en ligne).

La section consacrée aux Détectives aux Arcanes va aussi connaître quelques petits changements afin d'accueillir du nouveau contenu qui je l'espère vous sera utile et vous plaira. À suivre, donc !

Une nouvelle page sera également ajoutée à celles qui concernent les consultations afin de vous aider à mieux cerner ce que je propose à travers ce service. Le temps d'écrire tout cela et de le mettre en forme, et ce sera en ligne !

La section thés découverte quant à elle affiche déjà sa nouveauté puisque depuis peu, vous pouvez retrouver sur une seule page tous les articles de blog consacrés aux séances passées. Vous pouvez ainsi consulter facilement tout ce qui a été fait jusqu'à présent dans le cadre de ces rendez-vous mensuels !

En attendant que toutes les mises à jour prévues soient effectives, il est possible que vous tombiez sur quelques liens morts çà et là. Rassurez-vous, tout devrait revenir à la normale très rapidement, le temps pour moi de tout vérifier une fois les modifications faites... un vrai travail de fourmi ! N'hésitez pas à vous servir du menu horizontal pour naviguer, car lui sera toujours fonctionnel !

Je vous retrouve très prochainement pour faire le point sur l'avancée de ces mises à jour, qui je l'espère vous plairont !

À bientôt,
Morrigann

Détectives aux Arcanes, mai 2017

Meurtres extraordinaires à Paris pour les Détectives aux Arcanes

Détectives aux Arcanes, mai 2017

 

Ce samedi 20 mai s'est tenue la deuxième réunion des Détectives aux Arcanes. Durant cette séance, nous avons travaillé avec l'Oracle Belline sur une enquête qui nous a transportés dans le Paris du XIXème siècle. Cette fois-ci, mon ami Auguste Dupin sollicitait notre aide pour résoudre une bien étrange énigme. La lettre qu'il m'avait envoyée pour m'expliquer ce qu'il attendait de nous et les éléments qu'il y révélait étaient pour le moins troublants.

 

De bien étranges meurtres...
Les faits relatés dans la lettre établissaient que vers 3h du matin, les habitants de la rue Morgue avaient entendu des cris à glacer le sang qui provenaient du quatrième étage de la maison où vivaient Mme L'Espanaye et sa fille Camille. Lorsqu'une petite troupe d'une dizaine de voisins accompagnée de deux gendarmes força la porte de la maison et y pénétra pour voir ce qui s'y passait, les membres se dirigèrent vers les escaliers pour gravir les étages. Lorsqu'ils atteignirent le palier du premier, les cris avaient cessé et ils entendirent deux voix distinctes, dont celle d'un Français. L'autre voix n'a pu être identifiée car aucun des témoins ne put déterminer de quelle langue il s'agissait. Chacun avait bien sûr son idée sur la question mais les témoignages ne se recoupant pas sur cet aspect, il fut impossible d'être catégorique à ce sujet.

Lorsque la compagnie arriva au quatrième étage, elle trouva porte close et les voix s'étaient tues. La porte dut donc être elle aussi forcée afin qu'ils puissent pénétrer dans les appartements des deux femmes, où l'horreur et le chaos les attendaient. Un incroyable désordre régnait dans la grande pièce : les meubles, qui avaient été jetés à travers elle, étaient brisés ; les objets de valeur étaient toujours là et jonchaient le sol, tandis qu'une grande quantité de suie se trouvait dans la cheminée sur laquelle étaient posées trois épaisses tresses de cheveux humains, qui avaient été arrachées avec les racines.

Attirés par la quantité inhabituelle de suie qu'ils observèrent dans la cheminée, les témoins regardèrent dans le conduit et y découvrirent avec effroi le corps de Mlle L'Espanaye, qui avait été encastré là, tête en bas. Lorsqu'on parvint à le désencastrer, on s'aperçut que Camille avait été étranglée à mort et qu'elle était écorchée, sans doute en raison de la force qu'il avait fallu à l'assassin pour la faire entrer dans le conduit qui était très étroit. Le corps de Mme L'Espanaye fut quant à lui retrouvé dans la cour donnant sur l'arrière de la maison. La vieille femme avait été égorgée avec une telle vigueur que lorsqu'on voulut déplacer le corps, la tête s'en détacha. Comme le corps de la fille, celui de la mère était contusionné de telle manière qu'il n'y avait aucun doute quant à la violence des coups qu'elle avait reçus.

Enfin, bien qu'aucune charge solide ne puisse être retenue contre lui, un homme fut même accusé et emprisonné, à tort selon Dupin.

 

... et de maigres indices !
Non seulement les corps avaient subi un traitement inédit qui glaçait le sang, mais l'absence d'indices sur la scène de crime dérouta elle aussi les témoins et la police. En effet, comme la porte, les deux fenêtres étaient fermées de l'intérieur et ne pouvaient être ouvertes. La cheminée, quant à elle, ne permettait pas même le passage d'un gros chat.

Malgré le chaos ambiant, rien ne semblait avoir été dérobé : les 4 000 francs retirés à la banque quelques jours plus tôt étaient toujours là, de même que les bijoux, l'argenterie et des toilettes de bonne facture. Le vol n'était donc manifestement pas le mobile ayant motivé les assassins à commettre leur méfait.

Un rasoir ensanglanté fut également retrouvé sur une chaise dans la pièce principale. Il avait certainement servi à égorger Mme L'Espanaye.

Pour couronner le tout, si les témoignages recueillis s'accordaient à dire que la première voix était celle d'un Français, nul n'était parvenu à identifier la langue parlée par la seconde : un témoin affirma que c'était celle d'un Italien, mais un autre, italien cette-fois, infirma ces propos, et il en fut de même pour la plupart des langues européennes, ce qui laissa les enquêteurs perplexes.
 

L'enquête
Auguste Dupin, qui s'intéressa à l'affaire en raison du caractère extraordinaire qu'elle présentait, put se rendre sur les lieux grâce au Préfet de Paris qui l'y autorisa. Il observa les appartements de Mme et Mlle L'Espanaye en détail, examina les corps, les fenêtres et le conduit de cheminée, ce qui lui permit de nourrir ses réflexions et d'établir une théorie. Souhaitant en avoir confirmation avant de tout révéler au grand jour, il sollicitait les Détectives aux Arcanes afin que nous l'aidions à résoudre cet épais mystère.

Qui avait tué Mme et Mlle L'Espanaye ? Comment les personnes entendues sur les lieux du crime étaient-elles sorties de la pièce ? Qui était l'assassin ? Quel était son profil ? Quel était le mobile ayant mené à ces meurtres atroces ? Telles étaient les questions auxquelles nous allions tenter de répondre à l'aide de notre Oracle Belline.

Une fois les faits exposés et quelques pistes énoncées, nous avons choisi celles que nous voulions suivre et avons réfléchi aux tirages adéquats. Une fois ceux-ci configurés, nous avons pu les effectuer, les interpréter et comparer les éléments qu'ils ont mis en relief.

Chaque détective ayant effectué un premier tirage selon la piste qu'il avait choisie, nous avons pris soin d'examiner les avancées de chacun, puis avons recommencé ce processus jusqu'à ce que chaque détective ait un total de trois tirages. Durant cette phase d'investigation, nous avons pu déterminer le profil de l'assassin, la relation entre les deux voix, le mobile du crime, mais aussi comment les deux individus étaient sortis de la pièce apparemment close.

Au fil des tirages, des concordances nettes sont apparues parmi les informations recueillies par les Détectives. Par exemple, certaines cartes sont apparues chez différents enquêteurs, de même que certaines notions. Ainsi, nous sommes arrivés à la conclusion que l'assassin obéissait davantage à ses instincts qu'à un quelconque raisonnement et qu'il était dominé par une autre personne, et aussi que l'environnement dans lequel il se trouvait conditionnait son comportement. Nous avons aussi pu remettre en question l'idée de la chambre close puisque nous avons établi que malgré les apparences, toutes les issues n'étaient pas verrouillées. La notion d'élévation présente dans ces tirages nous a aidés à comprendre que les deux individus avaient dû grimper pour entrer et sortir, ce qui nous a mis sur la piste des fenêtres. En ce qui concerne le mobile, nous avons pu éliminer l'idée du vol et établir qu'il s'agissait de meurtres de circonstance.

Peu à peu, les éléments se sont emboîtés pour confirmer certaines hypothèses de départ, comme notamment celle selon laquelle le meurtrier n'était pas humain mais plutôt animal, et qu'il était passé par l'une des fenêtres. Nous avons aussi compris qu'il s'était échappé de sa captivité et avait surpris Mme et Mlle L'Espanaye et que, lorsqu'elles le découvrirent avec stupeur, il était devenu féroce et, se sentant menacé, avait commis les horribles meurtres dont Dupin nous avait informés.

Bien sûr, certaines pistes suivies par les Détectives se sont avérées être des leurres et les ont induits en erreur. Toutefois, avec les nombreux éléments recueillis au cours de notre enquête, nous avons été en mesure de reconstituer les faits dans les grandes lignes et d'envoyer à Dupin nos conclusions.

 

Retour en 2017
Lorsque vint le moment de lever le voile sur cette étrange affaire, nos conclusions ont été confirmées et précisées. En effet, nous avons découvert grâce au retour de Dupin que la pièce dans laquelle les meurtres avaient eu lieu n'était pas aussi close qu'elle en avait l'air puisque par un effet de trompe l'œil, l'une des fenêtres était en réalité ouverte, mais se coinçait toute seule lorsqu'on la fermait.

La première voix était effectivement celle d'un Français, tandis que la seconde appartenait bien à un animal, un orang-outang ramené de voyage par un marin auquel il avait échappé. Attiré par la lumière des appartements de Mme et Mlle L'Espanaye, le primate s'était introduit chez elles à leur insu en grimpant sur le paratonnerre et en entrant par la fenêtre non verrouillée. Lorsqu'elles le virent, Mlle L'Espanaye s'évanouit et sa mère se mit à crier, ce qui réveilla les instincts de défense du singe. Peu après lui, le marin français était arrivé dans la pièce par le même chemin et avait trouvé l'animal, rasoir à la main (celui avec lequel il s'était enfui), en train de faire mine de raser Mme L'Espanaye qu'il immobilisait. Sous les yeux horrifiés de l'homme, il lui trancha ensuite la gorge.

Devant ce spectacle alarmant, le marin avait réprimandé l'orang-outang qui, conscient d'avoir fait quelque chose qu'il n'aurait pas dû, s'était empressé de cacher ses méfaits. Il avait donc dissimulé le corps de Mlle L'Espanaye dans la cheminée et jeté celui de Mme L'Espanaye par la fenêtre. Elle avait atterri dans la cour et les contusions observées sur sa dépouille avaient été causées par les pavés sur lesquels elle s'était écrasée avec force.

Voilà qui confirmait bien ce à quoi nous étions arrivés grâce à nos tirages : l'identité et la nature de l'assassin, le meurtre de circonstance en raison des instincts du primate, l'issue par laquelle l'orang-outang et le marin étaient entrés et sortis, le mobile des meurtres, tout y était ! L'épilogue nous rassura également, car nous apprîmes que grâce à notre aide et aux déductions de Dupin, la vérité fut établie, l'orang-outang capturé, et l'innocent libéré de prison. Du beau boulot pour les Détectives aux Arcanes !

 

Les leçons à retenir
Même si les événements ont pu être reconstitués dans les grandes lignes à travers nos tirages, cette enquête a révélé son lot de difficultés, et les Détectives ont beaucoup appris. Si travailler sur des événements qui lui sont inconnus est habituel pour le cartomancien, les Détectives en revanche ont parfois eu du mal à comprendre leurs tirages, car il faut bien avouer qu'il existe toujours un décalage entre ce que l'on extrait des cartes et les événements qui surviennent. Ceci est tout à fait normal, car les cartes donnent des directions et mettent en relief des grands types d'événements, sans toutefois en révéler tous les détails. C'est l'une des leçons apprises – et expérimentées – par les Détectives au cours de cette séance.

L'autre grande leçon est qu'en cartomancie, la méthode est importante, et ce quel que soit le support. C'est ce sur quoi insistent les différentes fiches de travail présentes dans le salon d'entraînement, en détaillant point par point la démarche à effectuer pour obtenir des tirages pertinents et compréhensibles. Pourtant, l'être humain ayant toujours tendance à vouloir aller trop vite, certains Détectives n'ont pas pris le temps de suivre cette méthode de travail point par point... et se sont retrouvés face à des tirages qu'ils ne comprenaient pas ! C'est ainsi qu'ils ont compris que la démarche exposée dans le salon d'entraînement est bel et bien indispensable car elle permet de cadrer les tirages et les interprétations que l'on en fait.

Ainsi, lorsqu'on effectue des tirages visant à obtenir des informations au moyen de questions précises comme c'était le cas ici, il est indispensable de respecter les points suivants. Tout d'abord, on formule la question en évitant les questions fermées. Ensuite, on choisit le mode de tirage approprié selon le type d'informations qu'il sera pertinent d'obtenir. Cela fait, on définit à quoi correspondront les différentes positions des cartes dans le tirage, sans quoi on ne pourra pas interpréter les cartes ! Il est hors de question de tirer des cartes « en l'air », au petit bonheur la chance et de se dire qu'après tout, il ressortira bien quelque chose du tirage ! L'analyse ne peut se faire sans que l'interprète ait posé des cadres au préalable.

De la même manière, il est indispensable de tenir compte du contexte. Les Détectives qui en ont fait abstraction ont été bien ennuyés pour rattacher les éléments obtenus dans leurs tirages aux événements dont Dupin nous avait fait part.

Pour résumer : interpréter un tirage, c'est trouver les points de convergence entre le contexte, la question, et les positions attribuées aux cartes lorsqu'on fixe les conventions du tirage. C'est ce qui permet de ne pas faire dire tout et n'importe quoi aux cartes et d'obtenir des informations intéressantes et pertinentes par rapport à la situation que l'on examine. En cartomancie, il est donc indispensable de procéder avec ordre et méthode... comme le détective qui mène son enquête ! D'après leurs expériences, m'est avis que les Détectives aux Arcanes présents samedi ont désormais bien assimilé ce point !

 

Un hommage à l'inventeur de la littérature policière...
Si comme moi vous êtes amateurs de littérature policière et/ou américaine, il ne vous aura pas échappé que l'énigme sur laquelle nous avons enquêté samedi est celle relatée par Edgar Allan Poe dans sa célèbre nouvelle The Murders in the Rue Morgue (Double assassinat dans la rue Morgue) publiée en 1841, et qu'Auguste Dupin est le détective créé par cet écrivain à l'imagination pour le moins fertile. Si vous souhaitez connaître tous les détails de cette fascinante histoire, je ne peux que vous encourager à la lire, que ce soit en anglais ou en français. Vous ne serez pas déçus de votre voyage dans le Paris du XIXème siècle !

Bien sûr, je n'ai pas choisi cette enquête au hasard. Non seulement Edgar Allan Poe est l'un de mes auteurs préférés, mais j'ai voulu pour cette deuxième réunion rendre hommage à l'inventeur de la littérature policière. En effet, saviez-vous que The Murders in the Rue Morgue est la première fiction policière ? Edgar Poe est le premier auteur à avoir publié une œuvre policière avec cette nouvelle, et tous les ingrédients désormais incontournables du genre s'y trouvent : le détective au caractère affirmé pour qui ordre, logique, méthode et analyse sont des guides infaillibles, les mystères en apparence insolubles, les témoins confus et incohérents, les policiers dépassés par les événements exceptionnels auxquels ils doivent faire face, les indices quasi inexistants, tout y est ! Ceux d'entre vous qui souhaiteraient aller plus loin dans la découverte de la littérature policière selon Edgar Poe peuvent se plonger dans les différents recueils de nouvelles disponibles en librairie et lire The Mystery of Marie Rogêt (Le Mystère de Marie Rogêt) et The Purloined Letter (La Lettre Volée), qui sont ses deux autres nouvelles policières.

 

... et au Mage Edmond !
Un autre hommage, non prémédité cette fois, s'est glissé en filigrane dans cette enquête. En effet, lorsque j'ai programmé les réunions des Détectives aux Arcanes, je n'ai pas fixé les dates avec une intention spécifique en tête. Pourtant, cette deuxième réunion s'est déroulée le 20 mai, qui est un jour particulier dans l'histoire de l'Oracle Belline puisque son créateur Jules Charles Ernest Billaudot (dit le Mage Edmond) est décédé... le 20 mai 1881 ! Si j'avais voulu le faire exprès, je n'aurais pas trouvé mieux ! C'est donc après coup, en préparant cet article, que je me suis rendu compte de cette coïncidence.

 

Cette deuxième réunion fut des plus passionnantes. Je remercie très chaleureusement les Détectives qui ont mené l'enquête, pour leur présence bien sûr, mais aussi pour leur participation active, leur implication dans l'enquête et leur bonne humeur, qui ont largement contribué à faire de cet après-midi un moment agréable, ludique et studieux. C'est avec une grande application qu'elles ont tout fait pour percer cet épais mystère, et leurs efforts ont porté leurs fruits puisqu'elles ont réussi à mettre en évidence les éléments qui ont permis de reconstituer les faits. J'espère qu'elles se sont autant amusées que moi et que les explorations que nous avons menées les ont aidées à mieux appréhender l'Oracle Belline et qu'elles leur permettront de progresser encore et toujours dans le maniement de ce très beau support.

Cette réunion à peine achevée, j'ai déjà hâte d'être à la prochaine, qui se tiendra le 05 août. Nous enquêterons à l'aide du Rider-Waite Smith Tarot. La première séance nous a permis de rendre hommage à la reine du crime tandis que la deuxième a mis à l'honneur l'inventeur de la littérature policière. La troisième s'inscrira dans cette continuité en abordant une affaire tout aussi surprenante, mais pour en savoir davantage, il faudra attendre août !

Envie de participer à la prochaine réunion et de rejoindre les Détectives aux Arcanes ? Pour vous inscrire, contactez-moi dès maintenant ! Si vous ne connaissez pas encore les Détectives aux Arcanes, je vous invite à découvrir toutes les informations les concernant sans tarder ! Je me réjouis d'avance de mener l'enquête en votre compagnie et de résoudre ainsi d'autres mystères !

À bientôt,
Morrigann Moonshadow

 

 

SUR LA PHOTO :
Au centre :

Le dossier d'investigation de la réunion du 20 mai 2017, intitulé «
 Meurtres extraordinaires à Paris », composé par mes soins à partir de la nouvelle d'Edgar Allan Poe The Murders in the Rue Morgue.

Le tirage que j'ai effectué au cours de l'enquête pour avoir une idée du portrait du meurtrier.

Le livre :
The Fall of the House of Usher and Other Writings (Edgar Allan Poe, ed. David Galloway). London: Penguin Classics (Penguin Books), 1986 [Selected Writings of Edgar Allan Poe,1967].

Le jeu :
Oracle Belline (Jules Charles Ernest Billaudot dit Mage Edmond, Marcel Belline). Paris : Grimaud, 1961.

Mai 2017,  La Roue de l'Année

Un thé découverte au rythme de la Roue de l'Année

Le samedi 13 mai s'est tenu le thé découverte sur le thème de la Roue de l'Année. Ce fut l'occasion de revenir sur ce concept cher à la Wicca en particulier et au Néo-Paganisme en général bien qu'on l'y retrouve également sous d'autres noms ou adoptant d'autres formes.

Dans un premier temps, nous avons détaillé chacune des huit fêtes – aussi appelées sabbats – en les positionnant sur la Roue, les situant ainsi à la fois dans l'espace et dans le temps. Ceci a permis de mettre en évidence les différentes étapes du cycle des saisons et de constater que chaque sabbat est le reflet d'un autre, comme une sorte de contrepoids complémentaire. Par exemple, Samhain et Beltane qui se font face véhiculent des notions similaires, mais de manière différente. En effet, s'il est bien connu que Samhain est associé à la peur, cet aspect, qui semble secondaire à Beltane, est pourtant bien plus présent qu'il n'y paraît au premier abord. En réalité, ces deux fêtes sont deux portes ouvertes sur l'Autre Monde : à Samhain, le Voile séparant les deux mondes s'affine au maximum pour permettre aux défunts et aux Êtres Surnaturels d'interagir directement avec les humains ; à Beltane, qui se situe à l'apogée du printemps, les divinités de la nature viennent fertiliser le monde. Or, les Chrétiens assimilaient ces divinités à l'activité sexuelle abondante à des démons et des diables, d'où la peur qu'inspirait aux non-païens cette fête. De plus, les rituels effectués par les Païens durant la nuit qui précédait Beltane (appelée Nuit de Walpurgis) pour canaliser les énergies de fertilité et aider ainsi ces Êtres Surnaturels à faire leur œuvre étaient largement condamnés par les Chrétiens qui les accusaient de s'adonner à des orgies avec les créatures du Mal. C'est ainsi que s'est construite dans l'imaginaire populaire l'idée de danger et de peur qui est souvent associée à Beltane. Pourtant, qu'il s'agisse de Samhain ou de Beltane, il est seulement question d'interactions avec l'Autre Monde, et donc avec des êtres qui ne veulent ni bien ni mal aux humains.

Le même type d'observations peut être développé avec les autres fêtes. Pour donner un autre exemple, Yule et Litha sont aussi des exemples de complémentarité parfaite. En effet, Yule est le jour le plus court de l'année tandis que Litha est le plus long, ce qui implique que le premier va de pair avec la nuit la plus longue et le second avec la nuit la plus courte. Sur le plan mythique, ces deux sabbats sont complémentaires aussi dans les aspects du Dieu qu'ils mettent en avant : à Yule, au moment où le soleil est le plus faible, le Dieu est incarné par le Roi Houx vieillissant et prêt à se retirer une fois qu'il aura perdu son combat contre le Roi Chêne qui représente le jeune Dieu qui lui succède en gagnant en force et en puissance jusqu'à Litha, son apogée. À Litha, qui marque le solstice d'été, l'énergie du Dieu est à son plus haut point, ce qui implique qu'à partir de ce moment elle ne peut que décliner. C'est pourquoi le Roi Chêne cède la place au Roi Houx, qui accompagnera le déclin du soleil jusqu'au solstice d'hiver qui aura lieu à Yule.

Bien sûr, la mise en relief de ces correspondances fascinantes – sur lesquelles il y a beaucoup à dire – fut aussi l'opportunité de revenir sur les principaux aspects et caractéristiques de chaque sabbat. Nous avons ainsi pu aborder les coutumes et les traditions qui sont observées lors de chaque fête en parallèle à ce qu'elles représentent sur le plan mythique et au niveau des différentes étapes qui composent le cycle de l'année.

Mai 2017,  La Roue de l'Année

Une fois tous ces points examinés, nous avons pu passer à la présentation de divers jeux divinatoires, qui s'est déroulée en deux temps. Tout d'abord, nous avons découvert des tarots et des oracles incluant une ou plusieurs illustrations directement liées à la Roue de l'Année. Ainsi, nous avons pu observer différentes représentations de la Roue de l'Année selon le contexte et l'angle offerts par les jeux. Certaines, plutôt classiques même si chaque artiste a fait un superbe travail pour y apporter sa vision, montrent les huit sabbats disposés sur une roue. Chacun est identifié par un symbole qui lui est propre et se trouve face à celui qui le complète. D'autres représentations sont plus originales en dépeignant le cycle des saisons et ses différentes étapes à travers l'illustration du cycle mythique de la vie du Dieu et de la Déesse comme c'est le cas dans le très beau Tarot of the Old Path. Ainsi, l'intérieur d'un cercle est divisé en deux parties égales dont la partie supérieure est baignée de la lumière du soleil tandis que la partie inférieure se trouve dans l'obscurité et n'est éclairée que par la lune et les étoiles. Chaque partie met en avant les événements et traditions correspondant aux sabbats qu'elle contient, allant de l'éveil de la nature aux premières récoltes pour la première en passant par le sommeil de la Déesse, le repos de la nature et l'introspection pour la seconde.

D'autres jeux, très souvent des oracles, consacrent une carte à chaque sabbat, ce qui permet non seulement de détailler la Roue de l'Année, mais aussi dans la plupart des cas de dater les événements qui ressortent dans les tirages. En outre, il est aussi possible grâce à ces cartes d'avoir un aperçu des énergies qui animent chaque situation ou événement afin de mieux en comprendre les fonctionnements et, pourquoi pas, d'y apporter l'énergie complémentaire qui permettra aux projets d'aboutir ou au contraire de se détacher plus sereinement de ce qui nous empêche d'avancer ou de trouver des solutions pour résoudre les problèmes qui peuvent se poser.

Dans un second temps, nous avons examiné des jeux qui, dans leur composition, mettent les saisons à l'honneur. Les oracles concernés sont très souvent structurés en quatre parties dont chacune est placée sous le signe de l'une des quatre saisons. C'est le cas par exemple du très joli Faerie Wisdom, dans lequel on trouve treize fées différentes par section, toutes associées par leur nature et leur type à la saison qu'elles illustrent dans les multiples cultures dont elles sont issues. Lorsque des tarots font référence aux saisons, ils le font à travers les lames mineures, dont ils associent chaque suite à une saison. Ainsi, les correspondances sont habituellement : Bâtons/Printemps, Coupes/Été, Épées/Automne, et Pentacles/Hiver. Bien sûr, certains jeux présentent d'autres associations en fonction de l'angle d'approche qui leur est propre. En rapprochant les suites de lames mineures des saisons, ces jeux continuent la tradition qui existe déjà dans le tarot, qu'il soit de type Marseille ou Rider-Waite Smith. Ils la développent et l'adaptent aux thèmes qu'ils adoptent avec beaucoup de subtilité, ce qui permet d'avoir des visions différentes et d'affiner la manière dont on envisage les événements et la façon dont ils se présentent.

 

Ce thé découverte fut encore une fois un après-midi riche en belles découvertes, entre jeux rares et jeux originaux dans leur forme et leur structure. Je remercie chaleureusement l'unique participante, une amie avec qui j'ai eu grand plaisir à partager cette séance passionnante. La pertinence de ses contributions, sa bonne humeur et son humour ont largement aidé à mettre en valeur les multiples aspects de la Roue de l'Année !

J'ai déjà hâte d'être à la prochaine séance, qui aura lieu le samedi 10 juin 2017 ! Pour vous y inscrire, n'hésitez pas à me contacter avant le mercredi 07 juin au soir !

Au plaisir de vous retrouver autour d'un thé,
Morrigann

 

 

SUR LA PHOTO :
The Well Worn Path (Raven Grimassi, Stephanie Taylor, Mickie Mueller). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2005.

The Hidden Path (Raven Grimassi, Stephanie Taylor, Mickie Mueller). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2007.

Tarot of the Old Path: the Magic Tarot of Female Energies and Wisdom (Sylvia Gainsford, Howard Rodway). Neuhausen am Rheinfall: AGMüller Urania, 1990.

The Green Witch Tarot (Ann Moura, Kiri Østergaard Leonard). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2015.

Wiccan Cards (Nada Mesar, Chatriya Hemharnvibul). Torino: Lo Scarabeo, 2005.

Faerie Wisdom (Gillian Kemp). London - New York: Cico Nooks, 2008 [2003].

Faerie Tarot (Nathalie Hertz). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2008.

The Victorian Fairy Tarot (Lunaea Weatherstone, Gary Lippincott). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2013.

Avril 2017, Nuit de Walpurgis

Thé découverte d'avril - La Nuit de Walpurgis: entre mythes, superstitions et réalité

Ce samedi 22 avril, j'ai eu le plaisir d'animer le thé découverte sur la Nuit de Walpurgis, abordant ainsi un thème qui m'est cher et que je trouve fascinant bien qu'il soit largement méconnu du grand public. En effet, le moins que l'on puisse dire, c'est que s'il est un moment de l'année qui a mauvaise réputation, c'est bien la nuit du 30 avril au 1er mai ! La Nuit de Walpurgis inquiète, fait peur, terrifie, et est le théâtre des superstitions et des fantasmes les plus fous, si bien que les histoires que l'on raconte à son sujet dépassent de loin la réalité. C'est pourquoi j'ai souhaité à travers ce thé découverte revenir sur les origines de cette fête à travers ses racines païennes et sur la manière dont elle a été perçue au fil des siècles par le monde christianisé.

Dans un premier temps, nous nous sommes donc penchés sur le nom de cette fête, que l'on doit à Sainte Walpurgis (ou Walburge, Walpurge, etc. selon les graphies), une missionnaire anglaise qui vécut au VIIIème siècle et qui fut envoyée dans une région de l'Allemagne afin de la christianiser. À sa mort, on la commémora en décidant de la fêter le 1er mai, qui était aussi le jour de Beltane pour les Païens. La Nuit de Walpurgis fut dès lors celle qui menait au jour des célébrations de Sainte Walpurgis.

Mais alors, si cette fête apparaît comme chrétienne, comment se fait-il qu'elle ait la réputation d'être la nuit des diables et des démons ? La réponse est très simple : parce qu'à peu de choses près, a Nuit de Walpurgis n'a de chrétien... que son nom ! Comme je l'ai dit plus haut, elle coïncide avec l'arrivée du sabbat de Beltane, qui marque le point culminant du printemps, c'est-à-dire celui où les énergies de la saison sont au plus haut. Aussi, Beltane célèbre la fertilité, que ce soit celle de la nature ou celle des hommes. Les arbres sont en fleurs et les premiers fruits sont sur le point d'apparaître, et sur le plan mythique les deux forces motrices de la nature – incarnées par le Dieu et la Déesse – s'unissent et la fertilisent. Aussi, la nuit qui précédait Beltane était importante pour les Païens qui, à travers leurs rituels, œuvraient à aider les divinités de la nature à fertiliser le monde en concentrant les énergies ambiantes et en les dirigeant vers cet objectif. Pour les Chrétiens, ces divinités n'étaient autres que des diables et des démons, car tout ce qui était directement lié à la fertilité – et, par extension, à la sexualité – était tabou et relevait du Mal. Aussi, on raconta que ces traditions ancestrales visaient en réalité à appeler les diables et les démons et à leur permettre d'œuvrer sur la terre comme bon leur semblait, d'où le danger et la terreur désormais associés à la nuit du 30 avril au 1er mai.

Comme si les superstitions ne suffisaient pas, un phénomène naturel est venu appuyer au yeux de ceux qui en furent témoins l'idée selon laquelle les célébrations de la Nuit de Walpurgis libérait diables et démons. L'anecdote se déroule dans le massif montagneux de Harz en Allemagne sur le mont Brocken, où l'on raconte que des femmes s'étaient réunies pour de bien étranges pratiques. Des témoins affirmèrent qu'ils avaient vu des ombres inquiétantes, celles de diables et de démons, danser avec ces femmes au cours de leur célébration. Bien sûr, on raconta sans tarder que ces femmes étaient des sorcières en plein sabbat et qu'elles avaient convoqué ces créatures infernales pour les assister dans leurs sombres desseins. Il n'y avait pourtant ni démons ni diables ce soir-là sur le mont Brocken puisque les témoins ont simplement été victimes d'une illusion d'optique due à un jeu d'ombres et de lumière propre à l'endroit, que l'on appelle communément « spectre du Brocken ». Lorsque cela se produit, les objets et les personnes sont agrandis grâce aux ombres qui sont projetées, et à l'époque où l'épisode du sabbat s'est produit, la science n'avait pas encore expliqué ce phénomène.

Voilà qui a donc largement contribué à amplifier encore davantage la terreur que suscitait la Nuit de Walpurgis, mais aussi à construire encore plus solidement la figure de la sorcière. C'est pourquoi nous nous sommes interrogés sur les raisons qui ont fait que certaines femmes ont été perçues comme des sorcières, que ce soit au Moyen Âge ou au-delà. À travers nos explorations, nous nous sommes rendu compte que l'image de la sorcière malfaisante, celle de la fiancée du Diable que l'on redoutait dans le monde christianisé, a été fabriquée de toutes pièces pour des raisons à la fois religieuses certes, mais aussi en raison des convictions et des frustrations personnelles de certaines des principales figures de l'Inquisition. C'est ainsi que nous avons examiné l'histoire et parcouru brièvement le contenu du Malleus Maleficarum, rédigé par Heinrich Kramer, aussi connu en tant que Henri Institoris. Également appelé Marteau des Sorcières, ce traité publié en 1486-1487 explique de manière très détaillée les différentes accusations dont peuvent avoir à répondre les sorcières, mais aussi les multiples manières de leur faire avouer leurs accointances avec le Diable, d'où son titre : cet ouvrage constitue l'arme permettant de combattre la sorcellerie sous toutes ses formes, et il est le meilleur allié de celui qui veut débarrasser le monde de ce fléau. Il n'est bien sûr pas le seul manuel publié pour faciliter le travail des inquisiteurs, mais son contenu particulièrement choquant et son histoire invraisemblable en font l'ouvrage le plus remarquable sur la question, et sans doute le meilleur témoin de la légitimation de la folie d'un homme (Heinrich Kramer).

Thé découverte d'avril 2017 - Nuit de Walpurgis

Une fois ces points de répère posés, nous avons examiné plusieurs jeux divinatoires qui reprennent des thèmes qui coïncident avec ceux mis en avant par la Nuit de Walpurgis. Les sorcières y ont été largement à l'honneur, et ce sous différents aspects : bienveillantes ou maléfiques, belles ou effrayantes, mais dans tous les cas fascinantes. La figure de la sorcière a été largement exploitée dans les tarots et les oracles, aussi bien celle des contes de fées que celle de la mystérieuse femme qui vit seule à l'écart du village ou de la ville, ou encore celle de la sorcière « moderne », qui n'est autre qu'une femme... tout simplement ! Car en réalité, c'est ce qu'elle a toujours été : une femme, qui doit ses « pouvoirs » à son instruction et à la connaissance de son environnement, ce qui lui permet de dépasser la condition d'objet à laquelle elle a été trop souvent reléguée au cours de l'histoire.

Les démons furent également à l'honneur grâce à un très beau jeu (au centre de la photo) inspiré du Dictionnaire Infernal. En observant les représentations de ces figures, les liens entre certains de ces démons et les divinités de la fertilité dont il est question pendant la Nuit de Walpurgis et qui agissent à Beltane sont venus nourrir nos réflexions.

Enfin, la Nuit de Walpurgis faisant partie intégrante de certains pans de la culture populaire notamment en ce qui concerne la littérature avec l'image du vampire sur laquelle Bram Stoker a laissé une empreinte indélébile, cette rencontre a également permis de découvrir des jeux dédiés à ces « enfants de la nuit ». En effet, dans sa nouvelle Dracula's Guest (L'Invité de Dracula), il est question de cette nuit démoniaque au cours de laquelle on peut rencontrer les pires créatures qui soient... y compris des vampires ! On remarque d'ailleurs que dans l'adaptation cinématographique « Dracula » de Tod Browning avec Bela Lugosi, c'est au cours de cette nuit que Jonathan Harker arrive dans les Carpathes pour se rendre chez le Comte. Les villageois qu'il rencontre sont terrorisés et l'intiment de ne pas se rendre à ce rendez-vous qui à leur sens sera nécessairement funeste. Les jeux présentés qui mettaient en avant les vampires ont là aussi montré différentes facettes de ces créatures à la fois fascinantes, profondes et ambiguës.

 

Je remercie très chaleureusement l'unique participante à ce thé découverte, car j'ai été ravie de partager ce bel après-midi avec elle, qui fut un moment privilégié. Ainsi, nous avons pu échanger autour du thème du jour en abordant de nombreux aspects des problématiques qu'il soulevait, ce qui s'est révélé très enrichissant. Nous avons pu approfondir les multiples sujets abordés, ce qui nous a même menées à nous interroger sur certains préjugés et enjeux qui perdurent encore aujourd'hui dans nos sociétés.

J'ai déjà hâte de renouveler ces échanges passionnants lors des prochaines séances, car c'est toujours pour moi un immense plaisir que de partager ma passion de la cartomancie avec d'autres passionnés, mais aussi avec des curieux qui souhaitent en apprendre davantage sur cette discipline souvent méconnue. La prochaine séance approche à grands pas et je me réjouis déjà à l'idée de vous y retrouver !

Au plaisir d'échanger avec vous autour d'un thé,
Morrigann

 

 

SUR LA PHOTO :
Good Witch, Bad Witch: Sweet Spells and Dark Charms (Gillian Kemp, Emma Garner). Boston – New York – London: Bulfinch Press (Little, Brown and Company, Inc.), 2002.

Witchlings (Paulina Cassidy). Stamford, CT: U.S. Games Systems, Inc., 2014.

The Tarot of the Vampyres (Ian Daniels). Woodbury, MN: Llewellyn Publications, 2010.

The Daemon Tarot: the Forbidden Wisdom of the Infernal Dictionary (Ariana Osborne, Louis Breton). New York, NY: Sterling Ethos, 2013.

Les Vampires: Ancient Wisdom & Healing Messages from the Children of the Night (Lucy Cavendish, Jasmine Becket-Griffith). Victoria, AUS: Blue Angel Publishing, 2014.

The Gothic Tarot (Joseph Vargo). Cleveland, OH: Monolith Graphics, 2002.

The Vampires: Tarot of the Eternal Night (Patrizia Nati, Davide Corsi). Torino: Lo Scarabeo, 2009.

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Des vacances!

En avril, je recharge les batteries !

Les vacances de printemps sont en effet pour moi l'occasion de faire une pause de quelques jours. Du 06 au 13 avril inclus, il n'y aura ni cours ni consultations, et mon téléphone sera éteint. Tout reprendra le 14 avril aux horaires habituels. Voilà qui va me permettre de souffler un peu après une fin et un début d'année bien occupés (pour mon plus grand plaisir bien sûr) et de mettre en œuvre les énergies nouvelles qui pointent le bout de leur nez avec le printemps fraîchement arrivé.

 

Vacances, j'oublie tout ?
Pas tout à fait ! Comme à chaque pause, je ne serai pas joignable par téléphone, mais le resterai par écrit. Aussi, si vous souhaitez me contacter pour des renseignements, pour prévoir vos rendez-vous ou mettre au point vos consultations à distance, vous pouvez utiliser les formulaires à disposition sur le site ou le courrier électronique. Les cours et consultations en face à face reprendront le 14 avril, mais pendant ma pause il sera possible de définir vos consultations à distance. Vos tirages, en revanche, ne seront effectués qu'à mon retour.

De la même manière, les inscriptions aux thés découverte, aux réunions des Détectives aux Arcanes et aux formations à distance resteront possibles puisqu'elles ne nécessitent qu'un contact écrit. Seul mon temps de réponse sera un peu plus long que d'habitude puisque je passerai moins de temps devant mon écran. Je répondrai dans tous les cas à vos demandes, mais il faudra patienter quelques heures de plus !

Pendant ces vacances, je n'interrompts donc pas totalement mes activités, car je compte mettre mes quelques heures de trajet à contribution dans l'avancée de différents projets et tâches, à l'aller comme au retour. Ainsi, je vais pouvoir en profiter pour avancer dans la mise en place du salon d'entraînement Belline pour les Détectives aux Arcanes ainsi que dans la construction de nouveaux articles pour mon blog. L'absence de connexion dans le train ne sera pas un problème puisque j'ai prévu un cahier tout neuf ! L'écriture sera aussi au programme, car j'aimerais prendre le temps de travailler à un joli projet dont je vous parlerai davantage lorsque le moment sera venu.

 

Je vous retrouve donc en pleine forme dès le 14 avril pour reprendre toutes les activités ! En attendant d'avoir ce plaisir, je vous souhaite de belles vacances si vous avez la chance d'en prendre, et un bon courage si vous devez encore patienter pour en avoir.

À très bientôt,
Morrigann Moonshadow